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Nantes sur les pas de Jules Verne 4 mai, 2012

Classé dans : Histoire,Nantes — MyArtMag @ 20:53

Voici la suite de ma saga consacrée à Jules Verne !

Nantes sur les pas de Jules Verne dans Histoire P1020524

Jules Verne enfant

Comme je vous l’ai déjà dit Jules Verne est né à Nantes. Il a écrit dans ses Souvenirs d’enfance et de jeunesse « J’ai vécu dans le mouvement maritime d’un grand port de commerce, point de départ et d’arrivée de nombreux voyages au long cours ». Nantes, ses iles, la Loire sont le creuset de l’œuvre vernienne. Je vous propose aujourd’hui de découvrir 9 lieux nantais qu’il a fréquentés et qui l’ont inspirés :

1/4 cours Olivier de Clisson sur l’Ile Feydeau : l’appartement où il est né

2/Eglise Sainte Croix : cette église de style jésuite a vu le mariage de ses parents et son baptême.

3/2 allée Jean Bart sur le cours des 50 Otages : Jules Verne a emménagé ici après la naissance de son frère Paul. Cet immeuble se trouve à côté du magasin Le Rat goutteux qui a inspiré à Jules Verne l’histoire Les aventures de la famille Raton.

4/Eglise Saint Nicolas : Jules Verne a vu toute la construction de cette église néo-gothique. Son histoire lui a inspiré Un prêtre en 1839.

5/6 rue jean-Jacques Rousseau : En 1840 la famille Verne enfin au complet s’y installe. Cela comprend, Jules, Paul, ses parents et ses deux sœurs.

6/1 rue Suffren : Jules Verne a vécu dans cet appartement de juin 1877 à septembre 1879 avec sa femme Honorine et son fils Michel.

7/Quai de la Fosse : même si l’activité portuaire a bien changé, la Loire aujourd’hui désertée par les bateaux garde le pouvoir d’évocation qu’elle eut sur Jules Verne. La passion de Jules pour la mer et les bateaux est présente dans nombre de ses romans.

8/Le Musée Jules Verne : ce lieu magique vous transportera dans l’univers de Jules Verne (cf mon post précédent)

9/ Chantenay : on peut encore voir la maison de campagne des Verne, qui a beaucoup inspiré Jules Verne. De nombreuses aventures lui sont arrivées dans ce lieu. C’est là que furent conçus les romans De la Terre à la Lune et 20 000 lieue sous les mers.

Le parcours total Jules Verne vous prendra une demi journée mais le voyage en vaut la peine ! Sachez aussi que cette visite « sur les pas de Jules Verne  » vous est proposée par l’Office de tourisme de Nantes et par le Musée Jules Verne !

RDV la semaine prochaine pour la suite de la saga spéciale Jules Verne. Nous partirons à Amiens…

N’hésitez pas à laisser des commentaires, merci d’avance !

 

 

Musée Jules Verne de Nantes 27 avril, 2012

Classé dans : histoire de l'art,Nantes — MyArtMag @ 21:11

Bonsoir à tous !

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas mis les pieds sur mon blog mais cela va changer !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un musée qui m’est très cher, le Musée Jules Verne à Nantes. Il se trouve sur la butte Sainte Anne au 3 rue de l’Hermitage.

Musée Jules Verne de Nantes dans histoire de l'art mjv-300x225

Jules Verne est « né à Nantes, où [son] enfance s’est tout entière écoulée […] dans le mouvement maritime d’une grande ville de commerce, point de départ et d’arrivée de nombreux voyages au long cours » (VERNE Jules, souvenirs d’enfance et de jeunesse ). C’est pourquoi la ville de Nantes a toujours eu une véritable politique culturelle et documentaire vis-à-vis de Jules Verne. Et cela c’est concrétisé en 1978 par la création de ce musée littéraire.

Et j’insiste sur le terme de musée littéraire car ce n’est pas une maison d’écrivain (Jules Verne n’y a jamais vécu) ! Cependant le site du musée Jules Verne est emblématique. C’est un site vernien par excellence puisqu’il surplombe la Loire et a le double avantage de proposer un miroir de ce que fut la première inspiration de Jules Verne et d’autre part, une possibilité de lecture de l’ensemble de la ville. Et le bâtiment en lui même datant de l’époque de Jules Verne, est d’une remarquable beauté par son architecture de style mauresque.

Au Musée jules Verne, vous allez découvrir la vie et l’oeuvre de l’écrivain français le plus traduit au monde, ainsi que ses inspirations, à travers une collection riche et variée (manuscrits, illustration, imprimés, objets, meubles, affiches, maquettes…).

Et ce musée est accessible à tous ! Les 5-12 ans peuvent découvrir le musée de manière ludique grâce à des livrets jeux et au visionnage des romans de Jules Verne, adaptés en dessin-animé.  Et de ombreuses animations sont proposées durant les vacances. Pour les familles rien de tel que la visite guidée proposée tous les dimanche à 15h30 et tous les jours durant les vacances d’été !

Venez rêver pendant 1h pour 3€ par les adultes, 1,5€ pour les -26 ans et c’est gratuit pour les -18 ans ! Pourquoi s’en priver ! En plus en ce moment et jusqu’au 10 juin, le musée vous propose une exposition temporaire sur Jules Verne et la gastronomie ! Miam Miam !!

Pour plus de renseignement, direction le site internet du musée !

 

 

OHLALA Loire Atlantique 26 octobre, 2011

Classé dans : actualités de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 10:19

Bonjour à tous cela fait longtemps !

Ce post sera consacré aux familles et aux enfants.

J’ai découvert le programme OHLALA quelle aventure de Loire Atlantique et je souhaite vous le faire partager.

 

 

OHLALA Loire Atlantique dans actualités de l'art ohlala

 

Quelques explications sont de mises  : 

   Sous se programme se trouve une série de sites culturels. Tous ces sites possèdent des livrets jeux et activités spéciales pour vos enfants. Le tout étant de rendre ludique et amusant les sorties culturelles. Et oui il n’y a rien de mieux que d’apprendre en s’amusant et de ressortir de là avec son 1er diplome.

Je vais maintenant vous citer quelque uns de ces sites situés en Loire Atlantique :

La Maison de la foret à Le Gavre : animations pour les 5-15 ans dans la nature et livrets jeux « colorie la foret », « les chasseurs de dragons », « un vol à la maison de la foret? ». venez vite découvrir les animaux sauvages, les arbres, les plantes et l’histoire et la gestion des bois.

Le Parc de la Garenne Lemot à Gétigné pour les amateurs d’espaces verts. 

Le Grand parc des légendes sur la route de Saint Père en Retz à Frossay

Le chateau d’Oudon avec ses visites guidées et ses livrets jeux « chasseur de fantôme » et « chercheur de trésors »

Terre de Sel à Guérande avec les visites des marais salants.

Zoo de la Boissière du Doré, sur la piste du monde sauvage. Venez nourrir les animaux et découvrir le nouveau Rhinocéros blanc. 

Le Chateau de Careil à Guérande où le temps s’est arrété au 16ème siècle. 

Au Chateau de Ranrouet à Herbignac, le Moyen Age vous dévoile ses secrets culinaires. 

Le chateau de Clisson sur les traces des chevaliers. 

Le chateau de Chateaubriant pour se plonger dans le Moyen Age

L’abbatiale de Saint Philbert de Grand Lieu où vous retournez en enfance. 

Jouez à l’agent secret de la 2nd Guerre mondiale au Grand Blockaus de Batz sur Mer

La Porte St Michel sur les remparts de Guérande avec un jeu de piste « Mystère au temps des chevaliers ». 

La Maison de la Mariée à Saint Joachim

Le musée du Vignoble Nantais à Le Pallet

Escal’Atlantique à St Nazaire avec des livrets jeux « carnets de bord » et « carnet de voyage ». 

L’Océarium du Croisic

Le sémaphore de la Ponte Saint Gildas à Préfailles pour une visite exceptionnelle d’un phare. 

Le musée Jules Verne à Nantes avec ses animations pendants les vacances et ses livrets jeux « écrivain » et « explorateur ». 

 

Voilà avec tous cela vous avez de quoi occuper vos bambins pendant les vacances !

Bonnes visites à tous
 

 

 

Le chateau de chaumont sur Loire 2 28 août, 2011

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 16:10

Bonjour à tous !

Reprenons l’histoire de ce magnifique chateau à la fin du 19ème siècle. 

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   Celui ci a été racheté en 1875 par Marie-Charlotte Constance Say, héritière des raffineries de sucre Say. Ce sera la dernière propriétaire privée de Chaumont. La même année, elle a épousé le prince Amédée de Broglie et le couple princier va considérablement transformer le chateau pour le rendre digne de leur rang. En effet, une grande partie des souverains et artistes d’Europe et d’Orient, se sont rendus en ces lieux. 

De nombreux travaux vont etre effectués entre 1875 et 1900. Ils vont faire appel à l’architecte Paul-Ernest Sanson. On lui doit la restauration du chateau et la conception des détails des appartements privés, qu’il adapte aux exigences du confort moderne. Il aménage aussi l’appartement historique au 1er étage de l’aile Est (chambre dite de Ruggieri, dite de Catherine de Médicis, dite de Diane de Poitiers, la salle du conseil et celle des gardes. 

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    On doit aussi à cet architecte les écuries du chateau. Elles doivent être les plus somptueuses et les plus luxueuses d’Europe. Deux écuries sont édifiés : l’une pour la famille et une plus petite pour les invités. L’ensemble est fait en brique et pierre tous en reprenant le vocabulaire architectural du chateau. 

img1897.jpg     C‘est au couple princier que l’on doit aussi la création du parc d’agrément à l’anglaise, conçu par Henri Duchène à partir de 1884 et la ferme modèle datant de 1903. Le parc actuel de 21 hectares n’est qu’une petite partie du parc des Broglie. Cependant il accueil depuis 1992 un splendide concours de jardin dont je vous montrerais bientôt les photos. 

      Bon concluons maintenant ! Suite à de mauvais investissements puis à la mort du prince, Chaumont sur Loire est lourdement hypothéqué. La princesse va vendre meubles, tapisseries et objets précieux. 

     En 1938, l’Etat exproprie la princesse et récupère le domaine. Puis en 2008, le chateau devient propriété de la région Centre. 

Voilà, je vous invite bien sur à vous rendre dans ce chateau qui, bien que l’un des moins connus des chateaux de la Loire est magnifique.

 

 

Le chateau de chaumont sur Loire 1 27 août, 2011

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 13:51

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    Le chateau de Chaumont sur Loire est fondé vers l’an 1000 par Eudes 1e, comte de Blois, pour surveiller la frontière entre le comté de Blois et d’Anjou. C’est alors une forteresse médiévale. Suite à un mariage en 1054, le chateau passe dans la famille d’Amboise pour 5 siècles. 

 

 

 

 

 Du Moyen-Age à la Renaissance : 

    En 1465, Louis XI fait raser et bruler Chaumont pour punir son duc impliqué dans la « ligue de Bien Public). Mais ses descendants Charles Ier puis Charles II le reconstruisent. A cette époque cette famille est puissante et proche du pouvoir. George d’Amboise, légat du pape et conseillé de Louis XII est l’un des 1er à introduire en France le gout Italien à travers Chaumont. Et Charles II d’Amboise est le 1er français à passer commande auprès de Léonard de Vinci dont il fait venir l’élève Andrea Solario en 1507. 

Du côté de l’architecture :

- 1468-1481 : création de l’aile Nord, ouest et début de l’aile Sud et de la tour d’Amboise. C’est un style encore défensif avec les chemins de ronde et les machicoulis.

- 1498-1511 : édification de la chapelle, de la tour St Nicolas, l’aile est, le chatelet d’entrée, l’escalier d’honneur et l’aile Sud, dans un style Italien (coquille et feuillage). 

De Catherine de Médicis à Diane de Poitiers

    La reine Catherine de Médicis, épouse d’Henri II achète le chateau en 1550. Elle utilise probablement chaumont comme RDV de chasse et comme étape entre les chateaux de Blois et d’Amboise. Selon la légende c’est à Chaumont que le célèbre astrologue Cosimo Ruggieri prédit à la reine la fin de la dynastie des Valois au profit de celle des Bourbons. Et il lui aurait montré dans un miroir les visages des 3 fils de la reine destinés à régner. 

img1915.jpg   En 1559, à la mort d’Henri II, Catherine voulant reprendre le chateau de Chenonceau à Diane de Poitiers, le lui échange contre Chaumont. 

    Diane de Poitiers ne fait que des séjours ponctuels à Chaumont mais elle poursuit la construction du chateau jusqu’à sa mort en 1566. Elle y a fait édifié le chemin de ronde à machicoulis du chatelet d’entrée de l’aile orientale et de la tour St Nicolas. Elle appose également ses chiffres et emblèmes ( D entrelacés, arc et carquois, cors de chasse et croissants de lune). Sa fille est la 1ère à manifester le désir de doter le chateau d’un parc mais sa mort mais fin à ce projet.  

Les Lumières et le romantisme : 

img1998.jpg    Ces époques sont marqués à Chaumont par Jacques Donatien le Ray, intendant des Invalides de Louis XVI et Germaine de Stael, femme de lettres des 18è-19è siècle. 

   Le 1er achète le chateau en 1750. Il termine l’aile Sud et détruit la Nord jugée trop vétuste. Il crée ainsi une grande terrasse offrant l’un des plus beaux panoramas sur la Loire. Le chateau perd alors son aspect défensif pour devenir une demeure d’agrément pré-romantique. 

   Quant à Germaine de Stae, elle séjourne à Chaumont en 1810 afin de corriger et surveiller l’impression de son livre  » De l’Allemagne » à Tours. Le groupe de Coppet l’accompagne. 

 

 

 

Voilà pour aujourd’hui, demain nous verrons la suite de l’histoire de ce magnifique chateau de la Loire.

Bon samedi à tous et bonne lecture. 

Ps: laissez des commentaires ! Merci d’avance

 

 

 

La cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville 3 juillet, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages,une oeuvre et une histoire — MyArtMag @ 17:30

Et on continu notre petit tour de l’Espagne en Andalousie…à Séville  !

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            Je vous présente sa magnifique cathédrale. 

      C’est la plus grande cathédrale du monde d’après le livre des records avec ses 126. 18 m de long, 82.60m de large et ses 30.38 m de haut. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. 

     La 1ere pierre fut bénie par l’Evèque Alonso de Egea en 1403 sur les ruines d’une grande mosquée Almohade. 

    Nous avons face à nous un plan quadrilong sans déambulatoire. C’est la seule cathédrale gothique qui a les portes à son chevet. Ses 5 nefs et ses 68 voutes de pierres sont soutenues par 36 piliers.

     Il a fallu environs 1 siècle pour construire ce monument qui fut béni le 11 mai 1507 mais sa décoration continua bien après. De grands artistes espagnole (Murillo, Zurbaran, de la Robbia…) ont d’ailleurs participé à celle-ci, comme le prouvent les nombreux tableaux et sculptures de l’église.

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    C’est une multi-église (permet plusieurs célébrations en même temps), qui est comme un coffre immense renfermant de précieux exemplaires de tous les arts. Ce promener dans cette cathédrale est un pèlerinage émotionnel et artistique. On peut y découvrir de somptueuses chapelles décorées (une 30ène), de très beaux vitraux, un trésor de pièces d’orfèvreries, des orgues monumentaux et le tombeau de Christophe Colomb. 

 

 

La cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville dans histoire de l'art

 

 

    Mais comme pour la Mosquée Cathédrale de Cordoue ont a gardé des traces de la mosquée de Séville. On peut en effet voir la cour des orangers et la Giralda dite aussi la reine des tours. Cette magnifique tour, haute de plus de 101m, est un ancien minaret hispano-mauresque datant de 1184. Elle est vraiment le symbole de la ville. 

La ville de Séville regorge de bien d’autre trésor, je vous invite donc à vous y rendre. 

Bonne lecture et à la semaine prochaine.

 

Ps : pour plus de photos rendez-vous dans mes albums

 

 

 

La Mosquée-Cathédrale de Cordoue 26 juin, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages,une oeuvre et une histoire — MyArtMag @ 16:45

En ce début d’été nous nous envolons pour l’Espagne et plus particulièrement pour Cordoue. 

   La Mosquée-Cathédrale de Cordoue dans histoire de l'art CordobaMosqueeOut  Dans cette ville se trouve la construction la plus ancienne en usage d’Espagne : la Mosquée-Cathédrale de Cordoue. Ce bâtiment a donné naissance à l’architecture hispano-musulmane de la péninsule ibérique. C’est l’un des monuments les plus admirés du monde et il est inscrit depuis 1984 au patrimoine mondial.

 

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    Son histoire, singulière se divise en 3 phases : -VIème siècle : ensemble monacal chrétien

                                              – VIIIè siècle-1236 : Mosquée (phase musulmane)

                                              – 1236-aujourd’hui : Cathédrale de diocèse (phase chrétienne)

 Période musulmane

  interior_mezquita dans une oeuvre et une histoire  Les musulmans conquièrent Cordoue en 711 date à laquelle, elle est capitale d’al-Andalus. 

 

    La construction de la Mosquée débute en 785 sous le règne d’Abd Al-Rahman I et s’inspire de la Mosquée de Damas. 

   

 

        Cette mosquée est à la fois : – traditionnelle par sa distribution : cour d’ablution (Sahn) et salle de prière (Zullah)                                                                   et

                                                   – d’inspiration hispano-romaine avec la récupération des matériaux de la basilique St Vincent , l’alternance de brique et de pierre, les arcs superposés et la nefs perpendiculaire à la quibla (et non parallèle).

   En 832, Abd Al-Rahman II effectue le 1er agrandissement de la mosquée. Il fait prolonger la cour et la nef de la salle de prière en créant deux galeries pour la prière des femmes et il fait agrandir l’oratoire. 

 RE140527JPG  En 962, Al-hakam II agrandie de nouveau la Mosquée. Elle devient si riche et originale qu’elle surpasse celle de Damas. La décoration florale et les magnifiques mosaiques ont été imaginées par des artistes et architectes byzantins. Pour la 1ere fois on a une contribution chrétienne avec les 4 lanterneaux distribués en croix et le mihrab qui donnent un style en croix latine. 

   En 987, Al Mansour, effectue le dernier agrandissement de la Mosquée en ajoutant 9 nefs le long du côté Est et dans la cour. C’est une démonstration de force et de courage et pourtant le résultat est peu original vu le peu de moyens (la peinture de couleur remplace la brique).

 

Transformation Chrétienne

   En 1236, le roi Ferdinand III le Saint, reconquiert Cordoue et la Mosquée après avoir été consacrée en 1239 devient Cathédrale. 

   cath_cordoueDes travaux sont menés en 1523. Une croix latine est créée. On ajoute un retable majeur, une chair, un orgue, une voute sur le choeur inspirée de la chapelle Sixtine, des chapelles pour peupler les murs d’images expressives du Christ et un trésor. La cour musulmane est réaménagée en cour des orangers par l’ajout de cloitres. Toute la décoration est revue pour une iconographie chrétienne (peinture et sculpture). Et pour finir le minaret musulman est recouvert par la tour clocher actuelle surmontée de la sculpture de St Raphael. 

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Si vous vous rendez à Cordoue n’hésitez pas à visiter ce chez d’oeuvre de l’architecture espagnole. Mais attention l’entrée est payante ! 

 

 

 

La mort de Sardanapale, Delacroix 14 juin, 2011

Classé dans : histoire de l'art,une oeuvre et une histoire — MyArtMag @ 14:16

Bonjour à tous

Enfin les vacances et du temps pour écrire. Je vais aujourd’hui vous présenter l’un de mes tableaux favoris. 

La mort de Sardanapale, Delacroix dans histoire de l'art

     La mort de Sardanapale est une huile sur toile de Delacroix (1798-1863) datant de 1827. Elle mesure 392×496 cm. Delacroix est élève de Guérin (1774-1833) et fait les Beaux Arts mais il se détourne très vite de la tradition académique du néo-classique qui à cette époque s’essouffle. Il réalise durant sa carrière une multitude d’œuvres. Tout cela lui ouvre les portes de l’Institut de France en 1857 et lui permet de participer en 1862 à la création de la Société nationale des Beaux Arts. On peut aujourd’hui découvrir la mort de Sardanapale au musée du Louvre et cela depuis 1921 grâce au legs de M. Audéoud. 

     C’est une composition très chargée avec de nombreux personnages et objets qui se mélangent dans un lieu non défini. Le tableau est formé par une diagonale éclairée. En haut de cette diagonale se trouve un grand lit rouge avec un pied en tête d’éléphant sur lequel est allongé le roi Sardanapale qui a l’air rejeté et lointain. Au pied de son lit git une femme morte à demi allongée. Le calme du roi contraste avec le reste de la scène. Tout autour de lui se déroule un drame : une série de meurtre. En bas de la diagonale, un oriental musclé, au regard féroce, transperce le dos d’une femme avec son épée. Cette femme comme toutes les autres dans ce tableau est quasiment nue. A gauche de cette scène, un cheval gris richement orné subit le même sort mais cette fois par un noir. Les meurtres se poursuivent en arrière plan, à droite, avec Aisceh une esclave qui préfère se pendre à des colonnes plutôt que de se faire tuer par un esclave et avec le bûcher qu’on aperçoit dans le fond et qui se trouve hors du palais. Tout autour du lit, plusieurs personnes assistent à la scène au milieu de nombreuses richesses. A gauche, deux femmes apportent une cruche et un homme se poignarde devant une troisième femme qui se cache les yeux. Et en bas à droite, on peut voir un homme qui implore en vain la pitié du roi et un autre qui semble résolu à mourir.

            Il y a un contraste de lumière et de couleur dans ce tableau. Le fond est très sombre comparé au rouge vif du premier plan ainsi qu’aux personnages baignés de lumière. La lumière vient du bucher et de l’incendie qui ravage la ville. Cela accentue la violence et l’exotisme de la scène. La lumière met en valeur les corps nus des personnages et donc leurs meurtres. On a une dominante de rouge ce qui fait ressortir le sang de la scène en contrastant avec le noir, on peut d’ailleurs noter que le musée du Louvre accentue cela en posant le tableau sur un mur rouge. Cette scène est très exotique. On le voit avec la dominante de couleurs chaudes mais surtout avec le décor et les vêtements des personnages. La composition est vivante, en mouvement, ce qui lui donne un côté réaliste. On observe une grande diversité des expressions : même le cheval est expressif, il a le regard effrayé. On a aussi la peur des esclaves, la passivité du roi, l’air paisible des morts et celui froid des bourreaux. On est frappé par la virilité masculine.

 Ce tableau est dans la continuité de la carrière de Delacroix. En effet les corps agonisants et l’extinction de la vie constituent les principaux fils conducteurs des réalisations du peintre dans les années 1820.

            La scène représentée dans ce tableau raconte l’épisode de la mort du roi Sardanapale. Selon la légende, Sardanapale est un roi de Ninive en Assyrie et aurait vécu de 661 à 631 av JC. Il gouvernait Babylone suite à la demande de son frère le roi Assurbanipal. Mais pour punir Sardanapale d’avoir comploté contre lui, Assurbanipal décide d’assiéger Babylone. C’est l’épisode qui suit que peint Delacroix : lorsque Sardanapale sent la défaite il décide de se suicider avec ses esclaves et ses favorites. Il veut détruire tout ce qu’il possède en brulant la ville. Delacroix, lors de l’exposition de la toile, explique le sujet ainsi : « Les révoltés l’assiégèrent dans son palais … Couché sur un lit superbe, au sommet d’un immense bûcher, Sardanapale donne l’ordre à ses eunuques et aux officiers du palais d’égorger ses femmes, ses pages, jusqu’à ses chevaux et ses chiens favoris ; aucun des objets qui avaient servi à ses plaisirs ne devait lui survivre.» Certains pensent que Delacroix a puisé son inspiration dans la tragédie Sardanapalus du poète romantique anglais Lord Byron. Celle-ci fut en effet traduite en français en 1824 et raconte l’histoire de Sardanapale. De plus, Delacroix voyage en Angleterre en 1825. Delacroix a repris la trame générale du drame de Byron avec par exemple Myrrha l’esclave ionienne qui est à demi allongée sur le lit au pied du monarque : d’après Byron c’est la favorite du roi. Il semble en revanche que pour le massacre des femmes, des chevaux et la destruction du trésor, Delacroix se soit inspiré d’un auteur antique Diodore de Sicile qui raconte dans son ouvrage Bibliothèque historique une scène presque identique. En voici un extrait : « Pour ne pas se retrouver prisonnier de l’ennemi, il fit installer dans son palais un gigantesque bûcher sur lequel il plaça son or, son argent et tous ses habits de monarque ; s’enfermant avec ses femmes et ses eunuques dans un espace aménagé au milieu du bûcher, il se laissa ainsi bruler avec ses gens et son palais.»

            Delacroix ne suit donc aucun récit à la lettre, il s’inspire de différentes sources. Il est influencé par la peinture anglaise contemporaine et par certaines peintures classiques. Le roi ressemble au Diogène de Raphael (1483-1520) dans son Ecole d’Athènes. Quant aux corps alanguis des femmes et des esclaves et le noir qui tue le cheval, ils semblent être inspirés des guerriers des Batailles d’Alexandre de Le Brun (1619-1690) et de la bataille des Amazones de Rubens (1577-1640).

     Delacroix présenta cette toile au Salon de 1827 à Paris. Cette année là il expose plusieurs tableaux au Salon. La mort de Sardanapale provoqua un grand scandale et fut rejetée par la plupart des critiques. Cette œuvre apparaît comme un manifeste de la peinture romantique par la couleur qui domine et la luminosité éclatante. La violence choque. Elle accroit la querelle entre la peinture romantique représentée par Delacroix et le néo-classicisme représenté par Ingres. Delacroix rompt ici avec la tradition et le met en avant : l’importance est accordée à l’intensité de la couleur, de la lumière et des contrastes plutôt qu’à la forme, au dessin et au sujet. A l’époque, Victor Hugo (1802-1885) fut l’un des seuls à défendre le tableau. Lui, ne condamna pas la démesure, la cruauté et le rejet du beau présents dans ce tableau. Ce scandale fut le plus virulent de la carrière de Delacroix : on l’accusa d’avoir passé «les bornes de l’indépendance et de l’originalité» et le directeur des Beaux Arts, Sosthène de la Rochefoucauld, lui dit d’assagir sa peinture. La toile ne trouve d’ailleurs aucun acquéreur et Delacroix, rejeté par l’Académie, fut privé de commande. Il fut très secoué par la réaction brutale des critiques. Il pensait que cette œuvre était accessible au goût de ses contemporains car le sujet était antique. C’est tout le contraire qui se produit : les classiques rebaptisent ironiquement le tableau «la mort du romantisme». Certains contemporains ont vu dans la physionomie du souverain une métaphore des aspirations de la génération de 1830 qui est fascinée par les destins exceptionnels et les personnalités ambigües.  Le tableau fut vendu 15 ans plus tard au collectionneur américain John Wilson et le public ne le redécouvrira qu’en 1861 grâce au poète Baudelaire. Baudelaire (1821-1867) soutient Delacroix en remarquant que le spectateur trouve chez les femmes du tableau la fascination du crime et l’auréole du martyre. Cette toile est enfin appréciée.  

     Ce tableau étant dans la veine romantique, choqua beaucoup à son époque. Pour comprendre ce tableau il faut le voir comme une image onirique. C’est une œuvre de jeunesse. On ne retrouvera plus par la suite, dans les œuvres de Delacroix, cette exacerbation des sentiments et cette outrance. On peut penser que cette toile est la plus romantique de Delacroix. Il sera d’ailleurs connu comme étant le chef de l’école romantique. La mort de Sardanapale sera copiée par l’un de ses amis Frédéric Villot (1809-1875) en 1845. Aujourd’hui ce tableau est l’un des plus connu de Delacroix. Il est la marque du romantisme.

Je vous conseil à tous d’aller admirer cette oeuvre au musée du Louvre. 

 

 

Le Saint Michel II 17 mai, 2011

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 14:17

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Bonjour à tous, ca fait longtemps !

    Et oui mon stage à l’association la Cale 2 l’Ile, sur l’Ile de Nantes m’a pris beaucoup de temps ses derniers mois. Et aujourd’hui je veux vous faire partager ce que j’y ai découvert. 

    J’ai du mettre en valeur, le St Michel II, un magnifique voilier ayant appartenu à Jules Verne. Les bénévoles de cette association l’ont reconstruit depuis 2005. Et aujourd’hui, il navigue sur la Loire. 

Voici son histoire : 

Jules Verne, comme tout bon plaisancier, a très vite ressentit le besoin d’avoir un bateau plus grand que le St Michel. Et grâce à ses romans et ses pièces de théâtre, il va avoir les moyens de ses ambitions.

Le St Michel II a été construit en 1876, à la demande de Jules Verne par le fameux chantier d’Abel Le Marchand sur les plans de formes des « Hirondelles de la Manche », les célèbres cotres pilotes du Havre. C’est son entrée au Yacht Club de France, en 1874, qui le pousse à chercher un bateau plus grand, digne de sa nomination. Dès son premier départ le 14 mai 1876, Jules Verne sillonne la Manche et les côtes de l’Angleterre.

     Ce superbe cotre de 13,27 m de long doté d’un grand bout-dehors et fort toilé, est le deuxième bateau que l’écrivain fit construire. Il a lui-même supervisé les plans. En effet, il contrôle chaque détail, vérifie tout et se montre un propriétaire pointilleux. Un an après le lancement du St Michel II, Jules Verne va d’ailleurs le ramener au chantier pour effectuer quelques modifications.

     Bien que construit pour la plaisance, le St Michel reprend les plans génériques de bateaux de travail. Cet élégant voilier arbore fièrement les guidons du Yacht Club de France et de la Société des Petites Régates du Havre, dont Jules Verne est membre honoraire.

         On dit de ce navire «La menuiserie de la chambre est en bois de cyprès et d’acajou vernis. On remarque beaucoup le salon où il y a deux canapés, une chambre à coucher avec deux lits élégants et un lavabo. Le poste d’équipage est également remarquable. ». C’est un navire à la fois rapide et confortable, adapté aux besoins de Jules Verne. Il peut y accueillir des passagers et écrire dans son cabinet de travail. Construire pour lui est un honneur et une publicité inespérée et cela Abel Le Marchand l’a bien compris.

         Malgré l’amour que Jules Verne portait à son bateau, il naviguera fort peu à son bord. En 1877, après avoir réalisé son pari de ce rendre à Nantes par la mer, il décide d’acheter un bateau plus important que son cotre : un steam-yacht. Dans une lettre il confia à Abel Le Marchand, qu’avec son sloop de 20 tonneaux il ne pouvait pas visiter toute la Méditerranée, la Baltique et la mer du Nord.

         Le St Michel II est mis en vente au grand dam de son constructeur, Abel Le Marchand. La vente va être longue et compliquée. Le bateau étant trop petit pour certain et trop grand pour d’autre.

         Celui-ci fut racheté par deux pilotes de Saint Nazaire pour 8 000 Fr puis en 1878 par le Pilotage de la Loire et devint le 1er cotre pilote sous le nom de « Loire 1 ». En 1892, il est mis en vente et racheté par un yachtman malouin, Mr Maurice Henry-Couannier. Subséquemment, le St Michel II devenu le « Cattleya » devint propriété de la colonie pénitentiaire de Palais à Belle-Ile en mer où il servira à la formation de mousse et de navire de liaison. Il a été détruit volontairement pour mauvais état, en 1911.

         Il ne restait donc plus aucun témoin visible du St Michel II. Ce n’est qu’en 1985, qu’on retrouve la trace de ce bateau, grâce au travail de l’association « L’Hirondelle de la Manche ». Leurs recherches historiques sur le Marie Fernand, bateau construit par le chantier d’Abel Le Marchand, ont fait apparaitre que ce chantier avait aussi construit un yacht pour Jules Verne.
         Rien ne laissait présager en 1911 que le St Michel II naviguerait de nouveau à partir du 14 mai 2011, et cela grâce à une association : La Cale 2 l’ile.

Pour plus de renseignement visitez leur site internet : lacale2lile.fr

 

 

Les poissons rouges de Matisse 2 avril, 2011

Classé dans : une oeuvre et une histoire — MyArtMag @ 12:48

Les poissons rouges de Matisse dans une oeuvre et une histoire matisse-henri-le-poisson-rouge-1912     Hier c’était le 1er Avril et j’ai passé la journée à faire des poissons d’avril à mes collègues de boulot.

En l’honneur de ce jour, j’ai choisi de vous présenter un tableau représentant des poissons rouges !

L’oeuvre que vous pouvez voir, s’intitule, Poissons rouges. Le peintre fauve Henri Matisse l’a peint en 1912.

C’est une oeuvre figurative, peinte en contre plongée. Au centre, un bocal est posé sur un guéridon. Et celui-ci est entouré par des motifs floraux.

La composition joue sur l’extérieur et l’intérieur grâce à la transparence du bocal.Les poissons ressortent de la composition par leur couleur plus vive.
Matisse fait correspondre les couleurs et les formes :
- fond rose-violine du guéridon et le fond rose des feuilles vertes en haut à gauche
- vert-bleu du fer forgé en bas à gauche et vert-bleu de l’eau
- jaune de la surface de l’eau et jaune des fruits posés sur le guéridon

C’est un subtile équilibre entre la rigueur et la sensibilité.

   Matisse a peint une série de tableaux avec Poissons rouges, notamment Intérieur, bocal aux poissons rouges, Poisson rouge et palette en 1914. Ces tableaux travaillent  les notions d’espace intérieur / espace extérieur et harmonie du dehors et du dedans.

Vous pouvez aller admirer ce tableau au musée Pouchkine de Moscou. 

 

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