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Le chateau des Ducs de Bretagne 9 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 10:30

Le chateau des Ducs de Bretagne dans Nantes nantes094        Tout comme la cathédrale, nous passons devant sans vraiment le voir. Mais que savons-nous de son histoire ? Je suis née à Nantes mais mon intérêt pour ce magnifique édifice est né il y a peut. Je suis allée le visiter avec ma grand-mère. Il est intéressant de se promener à son bras car je visite une autre Nantes, la Nantes de ses souvenirs.

    La visite du château s’est révélée intéressante et enrichissante mais j’ai été déçu qu’on ne parle pas plus de l’histoire du château, comme s’il s’agissait d’un simple local abritant l’histoire alors que lui-même constitue cette histoire.

Le château d’aujourd’hui ne ressemble en rien à celui d’hier. L’édifice original fut construit en 1207 par Guy de Thouars au pied de l’enceinte gallo-romaine de la ville, cherchant ainsi à affirmer le pouvoir des ducs face à celui des comtes de Nantes et de l’évêque. Par la suite, il fut agrandit par Pierre de Mauclerc et son fils Jean Ier de Bretagne, qui étendirent les fortifications de la cité. A l’époque, le château était purement médiéval dans son architecture mais aussi dans sa fonction. En effet, il constituait l’élément essentiel du système défensif de la ville. A l’époque, Nantes était une ville de commerce importante et nécessitait donc une certaine protection.

Le château s’agrandit de nouveau au XIVème siècle sous l’action de Jean IV de Bretagne. La tour polygonal dénommée aussi Tour du Vieux Donjon en est aujourd’hui l’unique témoignage.

François II de Bretagne décide en 1466 de construire un nouveau château. Le nouvel édifice construit, il devient la résidence principale des Ducs, mais reste avant tout une forteresse militaire. Ce double rôle se révèle dans l’architecture où s’oppose le tuffeau blanc du palais résidentiel et les tours massives de schiste et de granit, ainsi que les courtines les reliant et le chemin de ronde, qui sont deux des principaux éléments de l’architecture défensive des châteaux médiévaux.

Anne de Bretagne, futur reine de France, reprend les travaux de son père. C’est de sa volonté qu’est construite la Tour du Fer à Cheval, immense bataillon d’artillerie. Plus tard, le château revient à sa fille, la futur Reine Claude, épouse de François Ier. Un nouveau bâtiment de style Renaissance vient alors se greffer au reste de l’édifice.

1532 marque la fin de l’indépendance de la Bretagne qui se voit rattachée au royaume de France. Le château des Ducs ne l’est plus, celui-ci devient château royal. Nantes devient alors une des grandes villes de province.

Peu à peu l’édifice va être délaissé, avant de changer totalement de fonction. De nombreux dommages et transformations: sa reconstruction en style classique sous Louis XIV, la transformation du château en arsenal au 18ème siècle… vont modifier son aspect d’origine 

     Devenu musée, il a été le fruit d’une longue restauration. L’équipement moderne qu’il abrite est sans aucun doute attractif et ludique, mais ne sert en rien l’architecture et l’histoire de l’édifice. Actualiser le monument pour l’inscrire dans notre société moderne part d’une bonne intention : établir une cohérence entre un édifice singulier et les attentes du public. Mais cette nouvelle vision du patrimoine nous fait oublier le message d’origine.

Le château des Ducs de Bretagne est l’un des édifices majeurs du patrimoine nantais et l’un des plus anciens avec la cathédrale. Nantais ou étrangers arrêtez-vous devant ce témoignage défiguré du passé. Il vous parlera de votre histoire.

 

 

Cathédrale de Nantes 8 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 12:39

           Pour ma part je passe devant régulièrement et peut être que vous aussi. Mais la connaissez vous vraiment ? 

Cathédrale de Nantes dans Nantes 280px-Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre_de_Nantes_-_fa%C3%A7ade       Cette cathédrale est l’emblème de la ville. Mais c’est le cas de toutes les cathédrales. Elles doivent montrer la puissance d’une ville, d’un homme. Elles marquent le territoire par leur ampleur et la hauteur de leur tour que l’on doit voir de loin.

        Il y a eu trois édifices religieux avant la cathédrale actuelle : une chapelle au IIIème s, une première cathédrale au VIème et une deuxième romane au XIème siècle.

       Pourquoi le Duc Jean V de Bretagne et l’évêque Jean de Malestroit décident-ils de construire une nouvelle cathédrale en 1434 ? Le XVème siècle est un période propice aux grands chantiers en Bretagne. En effet c’est une période de paix et de richesse. Mais comme toutes les grandes constructions, cela a aussi un but politique. Le Duc Jean V par cet édifice assoit son pouvoir et le légitime à une période où les guerres de succession règnent.

        Pour ce chantier, on choisit Guillaume de Dammartin puis Mathurin Rodier. L’édifice sera achevé au début du XVIème s. On a alors une cathédrale à croix latine, en tuffeau calcaire remarquable. Le transept n’est pas saillant mais elle possède toute les caractéristiques d’une église gothique. La façade à trois portails et encadrée par deux tours. Elle possède tout de même la particularité d’avoir une chaire à l’extérieur pour prêcher les foules. L’intérieur est magnifique par sa décoration. Au XVIème siècle on y dispose le tombeau du Duc François II et de sa femme Marguerite de Foix, de Michel Colombe. Ce tombeau marque la transition entre l’art gothique et l’art de la renaissance.

       Mais contrairement à ce que l’on croit aujourd’hui, on n’a pas sous les yeux la cathédrale du XVIème siècle. Cette église a été en grande partie reconstruite au XIXème siècle par Félix Seheult et Louis Charles Sauvageot. Cette reconstruction s’inscrit dans la suite des grands travaux de Viollet le Duc qui voulait une unité de style dans les bâtiments. C’est l’ère du grand style Néo-gothique. Ces deux architectes reprennent la cathédrale existante mais change le chœur en un chœur à cinq chapelles. La nef devient elle aussi une nef à cinq travées. Ils ouvrent également devant la cathédrale en créant le parvis actuel avec la grande rue dans son axe. La cathédrale est alors stable, fermée et homogène dans un style XVème s. soit gothique flamboyant.

       Depuis le XIX ème siècle, elle a subit d’autre restaurations. Dont une en 2008 à qui on doit cette différence de teinte entre les façades. Et oui la restauration n’est pas une science exacte ! 

 

 

Nantes 7 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 17:21

       Nantes, département 44 en Loire Atlantique. Pour certain c’est une ville de Bretagne pour d’autre non. Le statut de la ville de Nantes à souvent été ambiguë.

        Pour moi Nantes est ma ville d’adoption depuis 3 ans. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette magnifique ville durant mes 3 années de licence, si bien que je ne souhaite plus partir. Et après une enquête que j’ai mené c’est le cas pour tous ceux qui ont vécu un jour à Nantes. Cette ville est proche de la mer, verdoyante et où il fait bon vivre. Les gens sont très accueillants et il est aisé de s’y déplacer. Nantes est une ville Atlantique, un ancien port. C’est aussi une ville d’art et d’histoire. Dans les jours qui vont suivre je vais essayer de vous montrer toutes les richesses et les beautés de cette ville à travers son château, sa Cathédral, ses musées et ses machines de l’île.

      Mais pour commencer, un peu d’histoire. Le développement urbain de Nantes, depuis ses origines, est conditionné par un site naturel favorable aux échanges entre les hommes, lieu de convergence des voies terrestres et maritimes.

        La ville remonte à l’époque gauloise où c’est la ville principale du peuple des Namnètes, conquis par César en 56 av. J.-C. Sous l’Empire romain, elle est appelée Portus Namnetum. A cette époque, la ville de Ratiatum (Rezé), qui appartient à la cité des Pictons, est probablement aussi importante que Nantes.

         Aux IIIe et IVe siècles, confrontée aux troubles des invasions, la ville se fortifie. C’est aussi l’époque où elle se christianise (saint Donatien et saint Rogatien).

        Les premiers évêques de Nantes apparaissent au Ve siècle. Les Bretons débarquent chassé par les Saxons et les Anglais à la même époque. En 937, Alain Barbe-Torte, chasse les Normands et fonde le duché de Bretagne. Le dernier Duc de Bretagne sera François II en 1488. Il a pour fille la célèbre Anne de Bretagne née en 1477. Elle sera par deux fois reine de France en épousant Charles VIII puis Louis XII. Un siècle plus tard Henri IV y fait signer l’édit de Nantes en 1598. Par la suite Nantes subira plusieurs fois l’assaut de ses ennemis notamment sous la révolution puis pendant la deuxième Guerre Mondiale.

       Son port sera l’un des plus importants dans le trafic d’être humain avec la traite des noirs. Port qui aujourd’hui n’existe quasiment plus.

       Nantes a également inventé les petits LU en 1887. LU étant les initiales des deux fondateurs de la firme qui étaient également mariés.

       Voilà l’histoire de Nantes dans les grandes lignes. Il faut seulement noter que cette ville qui fut un temps très commerciale et industrielle, est aujourd’hui un haut lieu de la culture.

Venez la visiter  !!

 

 

Chenonceau : un pont entre deux rives 27 mai, 2010

Classé dans : mes voyages,patrimoine français — MyArtMag @ 11:41

p1010813.jpg     Chef-d’œuvre de la première renaissance, Chenonceau est devenu, sous l’impulsion de grandes femmes le joyau du Val de Loire.

      Le 31 mars 1547, le roi de France, François 1er, s’éteint au château de Rambouillet. Son fils Henri II devient roi. Diane de Poitiers est alors sa favorite. Une vingtaine d’années séparent les deux amants, mais forte de son expérience Diane de Poitiers n’hésite pas à conseiller le roi. Les preuves de cet attachement sont nombreux et aussi fastueux les uns que les autres. Le château de Chenonceau étant sans aucun doute le plus important.

       Le premier château édifié à Chenonceau remonte au XIIIème siècle. Suite à la Guerre de Cent ans, dont il subira les dévastations, Chenonceau sera livré aux anglais avant d’être repris en 1411 par les français. Il sera alors brûlé et rasé. C’est grâce à l’autorisation de Charles VII que celui-ci est reconstruit. Le château va alors présenter une architecture nouvelle. Le bâtiment délimite un espace presque carré et est entouré sur trois côtés de fossés, le quatrième étant bordé par le Cher. Le château comptait un corps de logis flanqué de quatre tourelles d’angle, édifié dans le lit de la rivière entre 1513 et 1521.

     Thomas Bohier, après avoir évincé les châtelains en 1512, ne conserve de leur forteresse que le donjon circulaire, connu aujourd’hui sous le nom de la Tour des Marques. Sa femme dirige la construction du corps de logis, caractéristique de l’art de la première Renaissance, mêlant une structure gothique à une ornementation très italienne. On va voir se mettre en place un percement de larges fenêtres à meneaux, de lucarnes, et un clocheton. Les anciennes archères vont être recouvertes de mortier. La réalisation d’un perron en pierre répond au besoin d’une certaine mise en scène de l’entrée.

     A son arrivée à Chenonceau, Diane de Poitiers reprend les travaux et commande à Philibert de L’Orme le pont à cinq arches enjambant le Cher (1556 – 1559). Elle fait aussi dessiner un vaste jardin. Henri II va lever spécialement un impôt sur toutes les cloches de France, procédé qui inspira Rabelais : « le roi a pendu toutes les cloches de son royaume au cou de sa jument ».

     Humiliée par cette liaison, la reine Catherine de Médicis, attend l’heure de sa vengeance. Celle-ci arriva dans la nuit du 10 Juillet 1559, à la mort d’Henri II. La veuve du roi va alors demander à l’ancienne favorite de lui rendre les bijoux de la couronne, et exige que Chenonceau lui soit également rendu. Elle échangea le château de Chenonceau contre celui de Chaumont. Le château sur l’eau, château des amours d’Henri II et de Diane de Poitiers, devient le symbole de la vengeance de Catherine de Médicis. Cette dernière fit construire sur le pont édifié par sa rivale une galerie à deux étages, longue de 60 mètres, dallée de noir et blanc, qui fait de Chenonceau une construction unique.

     Nid d’amour pour Diane de Poitiers, emblème du pouvoir retrouvé pour Catherine de Médicis, Chenonceau sera le refuge de Louise de Lorraine, l’épouse d’Henri III. En effet, à la mort de celui-ci, assassiné, elle se réfugia à Chenonceau où elle s’adonna au recueillement et à la prière. Louise de Lorraine n’est autre que l’inconsolable Dame Blanche, qui tendra le château de velours noir.

            p1010810.jpgAbandonné un temps, Chenonceau retrouve sa splendeur avec l’aïeule de George Sand, Louis Dupin, qui y reçut Marivaux, Voltaire, Montesquieu et Rousseau.

            Marguerite Pelouze, acquit le château en 1864 et consacra sa vie et sa fortune à sa restauration. Les libertés prises avec les aménagements d’origine entrainèrent la mise en place d’une nouvelle campagne de restauration qui chercher à reconstituer le Chenonceau de Diane et Catherine.

            Marqué par les femmes qui l’ont construit et possédé, le château de Chenonceau mérite bien son surnom de Château des Dames.

          C’est un magnifique château dont la grâce vous surprendra. Si vous ne l’avez pas encore visité, je vous conseille vivement d’y faire un tour lors de vos prochaines vacances, vous ne serez pas déçu !

                                                                                                                                               Nathalie

 

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