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Le Saint Michel II 17 mai, 2011

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 14:17

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Bonjour à tous, ca fait longtemps !

    Et oui mon stage à l’association la Cale 2 l’Ile, sur l’Ile de Nantes m’a pris beaucoup de temps ses derniers mois. Et aujourd’hui je veux vous faire partager ce que j’y ai découvert. 

    J’ai du mettre en valeur, le St Michel II, un magnifique voilier ayant appartenu à Jules Verne. Les bénévoles de cette association l’ont reconstruit depuis 2005. Et aujourd’hui, il navigue sur la Loire. 

Voici son histoire : 

Jules Verne, comme tout bon plaisancier, a très vite ressentit le besoin d’avoir un bateau plus grand que le St Michel. Et grâce à ses romans et ses pièces de théâtre, il va avoir les moyens de ses ambitions.

Le St Michel II a été construit en 1876, à la demande de Jules Verne par le fameux chantier d’Abel Le Marchand sur les plans de formes des « Hirondelles de la Manche », les célèbres cotres pilotes du Havre. C’est son entrée au Yacht Club de France, en 1874, qui le pousse à chercher un bateau plus grand, digne de sa nomination. Dès son premier départ le 14 mai 1876, Jules Verne sillonne la Manche et les côtes de l’Angleterre.

     Ce superbe cotre de 13,27 m de long doté d’un grand bout-dehors et fort toilé, est le deuxième bateau que l’écrivain fit construire. Il a lui-même supervisé les plans. En effet, il contrôle chaque détail, vérifie tout et se montre un propriétaire pointilleux. Un an après le lancement du St Michel II, Jules Verne va d’ailleurs le ramener au chantier pour effectuer quelques modifications.

     Bien que construit pour la plaisance, le St Michel reprend les plans génériques de bateaux de travail. Cet élégant voilier arbore fièrement les guidons du Yacht Club de France et de la Société des Petites Régates du Havre, dont Jules Verne est membre honoraire.

         On dit de ce navire «La menuiserie de la chambre est en bois de cyprès et d’acajou vernis. On remarque beaucoup le salon où il y a deux canapés, une chambre à coucher avec deux lits élégants et un lavabo. Le poste d’équipage est également remarquable. ». C’est un navire à la fois rapide et confortable, adapté aux besoins de Jules Verne. Il peut y accueillir des passagers et écrire dans son cabinet de travail. Construire pour lui est un honneur et une publicité inespérée et cela Abel Le Marchand l’a bien compris.

         Malgré l’amour que Jules Verne portait à son bateau, il naviguera fort peu à son bord. En 1877, après avoir réalisé son pari de ce rendre à Nantes par la mer, il décide d’acheter un bateau plus important que son cotre : un steam-yacht. Dans une lettre il confia à Abel Le Marchand, qu’avec son sloop de 20 tonneaux il ne pouvait pas visiter toute la Méditerranée, la Baltique et la mer du Nord.

         Le St Michel II est mis en vente au grand dam de son constructeur, Abel Le Marchand. La vente va être longue et compliquée. Le bateau étant trop petit pour certain et trop grand pour d’autre.

         Celui-ci fut racheté par deux pilotes de Saint Nazaire pour 8 000 Fr puis en 1878 par le Pilotage de la Loire et devint le 1er cotre pilote sous le nom de « Loire 1 ». En 1892, il est mis en vente et racheté par un yachtman malouin, Mr Maurice Henry-Couannier. Subséquemment, le St Michel II devenu le « Cattleya » devint propriété de la colonie pénitentiaire de Palais à Belle-Ile en mer où il servira à la formation de mousse et de navire de liaison. Il a été détruit volontairement pour mauvais état, en 1911.

         Il ne restait donc plus aucun témoin visible du St Michel II. Ce n’est qu’en 1985, qu’on retrouve la trace de ce bateau, grâce au travail de l’association « L’Hirondelle de la Manche ». Leurs recherches historiques sur le Marie Fernand, bateau construit par le chantier d’Abel Le Marchand, ont fait apparaitre que ce chantier avait aussi construit un yacht pour Jules Verne.
         Rien ne laissait présager en 1911 que le St Michel II naviguerait de nouveau à partir du 14 mai 2011, et cela grâce à une association : La Cale 2 l’ile.

Pour plus de renseignement visitez leur site internet : lacale2lile.fr

 

 

Notre Dame de la Garde 5 février, 2011

Classé dans : patrimoine français — MyArtMag @ 15:33

Bonjour à tous !

    Ca fait longtemps que je n’ai pas posté un article sur mon blog. Je viens de débuter un stage de trois mois et le week end sera mon seul moment de libre pour vous écrire.

    Il y a une semaine, j’ai été rendre visite à l’une de mes meilleurs amies qui s’est exilée à Marseille ! J’ai donc visité pour la première cette ville, devenue célèbre avec Plus belle la vie (ba quoi c’est vrai !) !! Le soleil est vraiment particulier dans le Sud et j’ai particulièrement aimé déambuler le long du vieux port et faire du shopping (soldes obligent !). 

   En matière d’art et d’histoire je vous conseille deux musées : celui des docks romains, place Vivaux et le musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens se trouvant au Centre de la vieille Charité. Leurs collections sont magnifiques et ils se trouvent dans de très beaux lieux. Il y a plein d’autre musée à Marseille mais beaucoup sont actuellement en travaux (donc renseignez vous ! )

    Mais ce qui m’a vraiment émerveillé, c’est la basilique Notre Dame de La Garde ! C’est un lieu magnifique et magique. La vue de là haut est sublime. On voit tout Marseille, la mer, les îles du Frioul et les montagnes. C’est sans doute l’un des plus beaux panorama urbain de France. C’est l’endroit parfait pour assister au coucher de soleil !  

 

Notre Dame de la Garde dans patrimoine français notre_dame_de_la_garde_marseille2

 

Et la basilique est un chef d’oeuvre architectural ! 

Voici quelques chiffres : 

-Altitude de la colline : 147,85 m

-Hauteur des remparts : 13,15 m

-Hauteur de la tour : 33,80 m

-Hauteur de la statue monumentale de la vierge : 9,72 m

    L’origine du sanctuaire remonte à 1214. Maitre Pierre s’établit en ermite sur la colline de la Garde. Il construit une chapelle en 1218 qu’il dédia à Notre Dame de la Garde. Plusieurs chapelles successives seront construites à travers les siècles pour répondre à la piété des fidèles. 

    En 1851, Saint Eugène de Mazenod, évêque de Marseille, entreprit de construire une nouvelle chapelle. Cette construction fut confiée à l’architecte Espérandieu et la Basilique fut consacrée en 1864. 

    La statue monumentale dorée surmontant l’édifice représente la Très Sainte Vierge Marie portant son Fils qui bénit la ville et son port, aussi bien que tous ceux qui viennent à Marseille. 

    L’intérieur de la basilique est aussi somptueux. Les mosaiques sont particulièrement belles et les nombreux ex-voto sont un témoignage de la foie et de la reconnaissance des pèlerins. La richesse de cet espace contraste avec l’architecture dépouillée de la crypte. 

    Bon ba voilà maintenant vous avez plus qu’à vous rendre à Marseille et gravir la colline ! Non je rigole, il y a un bus qui vous mène là haut !

Bonne lecture et à demain !

 

 

Vivre dans une église 7 novembre, 2010

Classé dans : actualités de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 14:34

Bon dimanche à tous !

          Vous avez peut-être regardé l’émission d’M6 d’hier après midi : Les experts c’est vous ? C’est mon cas ! J’avais mis l’émission en bruit de fond en travaillant sur mes cours quand le reportage Vivre dans une église m’a interpellé. 

    Il y a près de 40 000 édifices religieux en France et certain sont aujourd’hui à l’abandon (les pratiques religieuses comme aller à la messe sont en baisse depuis des années). Et tenez vous bien près de 50 sont actuellement en vente ! 

    Dans le reportage, on nous explique qu’il y a quelques années une grande chaine de magasin de meuble à décider de s’installer dans une église. Ils ont divisé la nef en deux à 10m de hauteur. On y trouve un magasin, des bureaux, un showroom de prêt à porté féminin et … un loft de 180 m² au dernier étage, qui vient d’être acheté. 

   Je me suis tout de suite demandée où été cette église, et avec un peu de recherche j’ai découvert qu’elle se trouvée à Nantes ! Et oui, dans l’ancienne église des jésuites près de la rue du Calvaire. Les travaux ont débuté en 2006 sous les ordres d’un architecte du cabinet ArcA3. Et le magasin de meuble…c’est Architeck. 

    Mais comment peut-on transformer un monument classé, religieux en magasin et habitation ? Il faut savoir que rien a été détruit. L’architecte des bâtiments de France a veillé aux grains ! L’architecte a composé avec les éléments existants de l’église. On a gardé les vitraux bleus, les escaliers, les ouvertures. Dans le loft par exemple, là ou chez vous vous avez une fenêtre, le propriétaire à une rosace ! Quel petit vénare ! Et pour le chauffage ? Tous ceux qui sont déjà rentrés dans une église savent qu’il gèle à l’intérieur. Aucun problème : l’architecte a posé des allèges avec un groupe de chauffage. 

     Il faut savoir que ce n’est pas aussi rare qu’on peut le penser ! Des soeurs françaises (5) ont transformé une partie de leur monastère en logements sociaux. 

   Mais est-ce aux gouts de tous ? Et bien non ! De nombreux hommes d’Eglise sont contre cette pratique. Ils sont choqués ! Pour eux c’est une hérésie et cela revient à profaner un lieu sacré. Je serais curieuse de savoir ce qu’un historien de l’art chevronné pense de ce sujet. Pour ma part cela ne me choque pas. Je trouve cette idée très intéressante. Un monument doit être vivant pour garder son âme. Il doit avoir une utilité. Hors de nombreuses églises sont désertées par les fidèles et tombent en ruines. Ici on leur donne une nouvelle vie. Bien sur il faut que cette pratique soit réglementée. On doit composer avec le monument et en aucun cas le détériorer. 

Donnez votre avis sur ce sujet, qui peut prêter à débat !

 

 

Fontevraud 1 4 novembre, 2010

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages,patrimoine français — MyArtMag @ 20:16

Imaginez une promo d’étudiants livrés à eux même dans une abbaye…

     Cette histoire c’est produite non pas dans des temps reculés mais juste avant les vacances de la Toussaint.  Nous avons traversé le territoire hostile du Maine et Loire en car après avoir eu grand mal à sortir de Nantes suite aux grèves !

      Mais où sommes nous allés ? A Fontevraud ! Pendant 3 jours !

    Nous sommes arrivés vers 20h dans ce village perdu ! On ne savait pas où nous allions dormir ni nous restaurer ! A peine arrivé on nous parle de duvet alors qu’aucun d’entre nous en possède. Nous avons alors très peur ! 

     Mais l’espoir et le bonheur reviennent quand nous découvrons nos chambres bien loin du dortoir des moniales et le restaurant gastronomique où nous dinons. Et non on a pas vécus comme les moines ! 

     Bon arrêtons le passage comique (enfin j’espère) pour parler un peu d’histoire. Nous sommes en effet dans un haut lieu de l’histoire. 

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     L’abbaye de Fontevraud est fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, un réformateur religieux à la base itinérant. Il se bat contre le clergé en créant un ordre nouveau et unique qui est…double ! Et oui dans cette abbaye on avait des Femmes et des Hommes ! Et encore mieux…ce sont les femmes qui dirigées le prieuré. 

     Bon vous êtes tous entrain de crier au scandale ? Cet ordre était double mais pas mixte, c’est-à-dire que les femmes et les hommes ne rentrent jamais en contacte et ne se voient pas ! Tout est conçu pour dans cet immense espace. Dans l’enceinte on compte 5 monastères. Les Femmes et les hommes sont notamment séparés. Ils suivent tous des règles proches des bénédictins > chasteté, obéissance, silence et pauvreté. 

    p1010176.jpgMais on est pas dans un simple monastère, c’est une abbaye royale ! Henri II Plantagenet, le roi d’Angleterre en fait la nécropole de sa dynastie. On voit de nombreuses traces de cette période dans l’architecture, avec le roman plantagenet et les célèbres gisants. Fontevraud possède en effet, 4 gisants d’une grande beauté : Henri II Plantagenet, Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion et Isabelle d’Angoulême. 

      

   

     Mais ceci n’est qu’une page de son histoire ! le 25 septembre 1792, la révolution signe l’arret de mort de l’abbaye. Les moines partent. On veut vendre et faire de Fontevraud une carrière de pierre mais Napoléon la sauve en 1804. Il l’a transforme en prison !

     Fontevraud va devenir la Prison centrale la plus dure de France. C’est un véritable bagne. Cette triste période ne prend fin qu’en 1963 ! Et entre temps l’homme merveilleux qu’est Prospère de Mérimée a classé ce monument sur la liste des monuments historiques en 1840. 

    Depuis la fermeture de la prison, on essaye de faire de Fontevraud un grand centre culturel mais cet espace immense pose de nombreux problèmes. On a d’abord du faire de lourdes restaurations notamment par Lucien Magne et donc investir des sommes folles. Il faut savoir qu’une grande partie du Fontevraud visible à l’heure actuel date du 19-20 ème siècles (toutes les pierres ont été changées !). 

     Ce monument est à l’heure actuel géré par le centre culturel de l’Ouest crée en 1963 et par l’état qui possède les murs. Dans un avenir très proche un grand projet devrait etre mis au jour, donc n’hésitez pas à vous y rendre.

      Il faut rendre son ame à Fontevraud et continuer à faire vivre ce patrimoine exceptionnel. 

 

 

 

La chapelle Royale de Dreux 10 octobre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 14:34

   La chapelle Royale de Dreux dans Histoire dde_sau_aat_sig_Dreux_chapelle_royale_st_louis_cle18f38e

   La visite continue dans le domaine royal de Dreux ! Nous arrivons au point fort de la visite,ce pour quoi les touristes se rendent à Dreux : la Chapelle Royale. 

    Si vous vous rappelez de l’article précédent nous sommes maintenant en 1830 date à laquelle Louis-Philippe Ier accède au trône.

     Il entreprend alors la transformation de la chapelle construite par sa mère, la jugeant trop petite. De la chapelle familiale, le roi veut faire une nécropole royale destinée à accueillir la dynastie naissante des Orléans. Par ordonnance royale du 23 juin 1843 « notre chapelle royale de Dreux est consacrée à la sépulture des princes et princesses de notre famille… »

  Chapelle_de_Dreux_2_0004 dans histoire de l'art Les travaux d’extension sont exécutés sous la conduite l’architecte Lefranc de 1839 à 1845. Désirant conserver sa structure architecturale originelle, il entend rompre toutefois avec le classicisme en optant pour le style néo-gothique très en vogue pendant cette période romantique.Doublant le chevet, un déambulatoire est construit pour accueillir les tombeaux de la famille royale. Le transept est prolongé de part et d’autre de la nef. La lumière pénètre dans la chapelle par douze grandes fenêtres ogivales installées à chaque extrémité. La nef est agrandie à l’ouest et une façade néo-gothique  vient remplacer le péristyle classique. Des chapelles sont adossées à l’ensemble, entre la nef et les bras du transept. 

    Dreux_3_0002 dans patrimoine françaisSous Louis Philippe c’est le nouvel age d’or du vitrail. Il encourage cet art à renaitre. Il met à profit le savoir faire de la Manufacture de Sèvres qui sous la conduite de Brognart, maitrise les techniques  de fabrication des verres teints dans la masse. On retrouve cela dans l’entrée et les bas côtés de la Chapelle. 

  

 

   Durocassium+chapelle_royale_dreux+coupole+zoom+%C2%A9+virginie+vaglio-berne  La coupole est un bijoux. Haute de 25 mètres, elle est édifiée dès1816 selon les voeux de la duchesse douairière d’Orléans. Sa réalisation est confiée à Cramail. Grâce à une grande verrière créée en son centre, une lumière zénithale vient baigner le choeur de la chapelle. Le vitrail représente le mystère de la Pentecôte. Des ornements en caissons, taillés à même la pierre, bordent le vitrail.

 

 

   Chapelle_de_DREUX_0006     Nous finissons la visite par le déambulatoire. Ici ce trouve les tombeaux de Louis-Philippe Ier, Roi des français (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie, Reine des français (1782-1866). Après l’abdication de Louis Philippe Ier en 1848, le couple royal vit en exil en Angleterre au château de Claremont dans le Surrey. Le roi disparait en 1850 et la reine décède en 1866.  Ils sont inhumés à Dreux en 1876. La réalisation du tombeau est confiée à Antonin Mercié. L’oeuvre est composée de trois éléments : le roi debout, la reine agenouillée et au revers une figure allégorique. Le matériau choisi est le marbre. On retient de ce tombeau la grande habilité de Mercié qui obtient un parfait équilibre entre la posture monumentale du souverain avec des drapés de velours et la légèreté de la dentelle de la reine.

 

 Merci d’avoir suivit cette visite et à bientôt pour une nouvelle découverte ! 

 

 

Domaine de la Chapelle Royale de Dreux 7 octobre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 18:33

Bienvenue dans le domaine de la Chapelle Royale de Dreux en Eure et Loir !

       Domaine de la Chapelle Royale de Dreux dans Histoire A%20chateau%20fort2  Nous débuterons notre visite par l’ancien poste de garde du Chateau des comptes de Dreux. C’est l’un des rares témoins du chateau du XIIème siècle. Le comté de Dreux est rattaché au domaine royal en 1023 puis il est donné en apanage en 1137. Il est situé à la frontière du duché de Normandie ce qui en fait l’enjeu des rivalités du roi de France avec ses voisins. La forteresse est alors constituée de deux enceintes. Mais celle ci fut détruite à plusieurs reprise notamment en 1188 par Richard Coeur de Lion. Autres symbole du Moyen Age : la muraille flanquée de quatre grosses tours et le donjon circulaire sur motte construit au XIIème siècle.

         Continuons la visite dans ce magnifique parc avec jardin anglais…Et un pont plus tard nous voilà dans la deuxième enceinte XIIIème siècle où fut édifié le château de Dannemarche. 

        Le fief est livré au brigandage et aux pressions du duc de Bourgogne au XIV-XVème siècle. 

      A%20mur%20breche5 dans histoire de l'artPendant la guerre de Cent ans, Dreux résiste à la Normandie devenue anglaise. Mais en 1421, Henri V d’Angleterre, s’empare de la ville et du château. Le compté reste sous le joug anglais pendant 17 ans. Libéré en 1438, le domaine est ruiné. Il va alors faire l’objet de restauration pendant plus d’un demi siècle. Philippe de Commynes devient le propriétaire des lieux.

Sous Henri IV, les guerres de religions n’épargnent pas Dreux. Assiégée une première fois par Henri IV en 1590, la forteresse doit se rendre en 1593 après un second siège.

     Le domaine est abandonné au milieu du XVIIème siècle et tombe en ruines. Par crainte d’accident, la démolition des bâtiments est ordonnée en 1768.

       En 1775, le roi Louis XVI céda le domaine à son cousin le Duc de Penthièvre. Mais il subit avec sa fille la duchesse d’Orléans les affres de la révolution. Le 26 janvier 1794, l’administration révolutionnaire fait sauter à l’explosif le vieux donjon, symbole de féodalité. Le 2 avril 1798 le château et la collégiale furent mis aux enchères et adjugés à un marchand de bois chartrain qui entreprit de démolir l’église pour en récupérer les matériaux. Il ne va rester qu’une maisonnette. 

        De retour d’exil, la duchesse d’Orléans rachète le domaine en 1816 et entreprend l’édification d’une chapelle, sous la conduite de l’architecte Cramail à l’emplacement de la fosse commune creusée lors de la violation des sépultures familiales. 

        L’édifice se compose d’une vaste rotonde à dome d’où partaient quatre bras courts formant une croix grecque. le style néo-classique est omniprésent.

       En 1821, la duchesse s’éteind. Son fils Louis-Philippe, futur roi de France, hérite du domaine et fait achever les travaux.

      Il va entreprendre vers 1839 des travaux d’extensions de l’édifice avec l’aide de l’architecte Lefranc. C’est la naissance de la célèbre Chapelle Royale de Dreux.

 

 

 

Mais ceci est une autre histoire…

 

 

 

Paris 11 septembre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,mes voyages,patrimoine français — MyArtMag @ 14:30

Vous connaissez tous notre belle France d’une superficie de 547 026 Km² avec son climat tempéré, ses plaines, ses montagnes, l’Océan Atlantique et ses mers…

     Paris, la ville lumière est la capitale de la France. Cette ville est occupée depuis la préhistoire et son histoire depuis lors est pleine de rebondissement. Paris doit être considérée comme ville et comme centre d’une agglomération beaucoup plus peuplée (plus de 9,3 millions d’habitants). Cependant Paris a perdu le quart de sa population depuis 1954. L’industrie a beaucoup régressé et Paris est devenu un centre de services (administration, finance, commerce de luxe, tourisme…) Les monuments de Paris, voués aujourd’hui au tourisme et à la culture sont d’abord des symboles de puissance politique. Chaque époque, chaque régime a voulu affirmer sa maitrise sur la cité !

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      Les sites à ne pas manquer :

     La Tour Eiffel : tour construite par Gustave Eiffel entre 1887 et 1889, pour l’exposition universelle de 1889, sur la partie du Champ de Mars qui borde la Seine. Entièrement métallique, elle comporte trois plate-formes. La première à 57,63 m du sol, la deuxième à 115,73m et la troisième à 276,13 m.  Sa masse est de 7 175 tonnes et sa hauteur totale actuelle, antenne de l’émetteur de TV comprise est de 320,755 m. De quoi donner le tournis !

    Le Grand Louvre est le célèbre palais de Paris, en bordure de la rive droite de la Seine. C’était à l’origine une forteresse, bâtie par Philippe Auguste (1204) et que Charles V transforma en résidence royale. Par décret du 6 mai 1791, il devient le Museum Central des Arts de la République. Il est aujourd’hui le première national français dont les nombreux départements abritent un ensemble d’oeuvre uniques au monde. 

    Notre-Dame de Paris est l’église métropolitaine de Paris, de style gothique, située dans l’île de la Cité. Commencée en 1163, elle fut terminée, pour le gros oeuvre, vers 1250. Saccagée et mutilée pendant la révolution, elle a été restaurée de 1845 à 1864 par Viollet le Duc qui a reconstruit une flèche. 

   Le centre Georges Pompidou, centre national d’art et de culture fut créé sur décision du Président Pompidou en 1971. Il abrite notamment le musée national d’art moderne, le centre de création industrielle, une importante bibliothèque publique d’informations, une cinémathèque et des lieux d’expo temporaires. Je tiens à préciser que c’est mon musée parisien favori ! J’affectionne tout particulièrement l’art moderne !

    Mais Paris regorge de trésors ! Je vous invite aussi à vous rendre à la Basilique Saint Denis dans le 93 ! C’est l’une des merveilles de l’architecture gothique.

     Marina si tu me lis je rends hommage à ta ville favorite !!!

 Bon voyage et à demain !

 

 

Les conséquences de la Reconstruction du Havre 24 août, 2010

Classé dans : histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 18:44

         La presse française a été très élogieuse vis-à-vis de cette réalisation. Elle l’a jugée d’un grand modernisme et représentative de la reconstruction française. Mais la population locale l’a rejetée massivement : on a reproché à ce morceau du Havre sa froideur et sa monotonie. Les riverains regrettaient leur ancienne ville au style moins moderne avec plus d’espaces publics.

        Avec le temps le regard de la population a changé grâce, entre autre, à des œuvres exceptionnelles comme l’hôtel de ville (1952-1958) et l’église St Joseph. Ce morceau de ville fait aujourd’hui l’objet d’un grand regain d’intérêt ce qui révèle se réelle valeur esthétique et culturelle.

         Le Havre constitue un ensemble urbain exceptionnel dont la valeur patrimoniale a été officiellement reconnue avec l’instauration d’une ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager) par arrêté préfectoral du 19 juillet 1995. Ensuite en 2001 la ville reçut le label « ville d’art et d’histoire » pour le caractère exceptionnel de la reconstruction de son centre détruit. C’est la première ville à recevoir ce label pour une création architecturale du XXème siècle.

            L’UNESCO a inscrit le centre ville du Havre le 15 juillet 2005 au patrimoine mondial de l’humanité, saluant l’«exploitation novatrice du potentiel du béton». L’espace de 133 hectares représentant, selon l’UNESCO, «un exemple exceptionnel de l’architecture et de l’urbanisme de l’après guerre» est un des rares sites contemporains inscrits en Europe. Il rejoint ainsi le Parc Güell à Barcelone ou encore les maisons art nouveau de Victor Horta en Belgique.

Désormais, les constructions de Perret devront être entretenues dans le respect de l’œuvre originale (mêmes matériaux, mêmes couleurs …).  Pour donner aux visiteurs une idée de la vie quotidienne à cette époque dans les appartements de Perret, la municipalité a acquis un appartement de 99m² faisant face à l’hôtel de ville pour en faire un musée. Celui-ci est meublé à l’identique des années 1950. Grâce à tout cela la ville espère plus de touristes, en particulier des étrangers.

 

 

Reconstruction du centre ville du Havre par Perret : manifeste de modernité 22 août, 2010

Classé dans : histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 13:51

dscn1200.jpg   Perret va déployer au Havre tout son talent en utilisant le classicisme structurel avec une vision humaniste de l’architecture. Il va commencer par construire les ISAI (Immeubles Sans Affectation Individuelle) notamment vers la place de l’hôtel de ville. Cela va permettre d’étendre progressivement à toute la ville le « style Perret », avec des modulations de tours et de barres, des ossatures apparentes, des portiques, des colonnes ou piliers en béton brut, des fenêtres en hauteur, des balcons filants, des corniches et des toits terrasses… C’est  moderne avec l’utilisation des méthodes d’industrialisation et de préfabrication.

 

    Le « bétonneur » se souciait avant tout du confort et de la qualité de vie des familles appelées à habiter dans ses logements. Les techniques de construction privilégient l’ensoleillement avec l’adoption de deux ou trois orientations pour les appartements, lesquels étaient équipés de larges et hautes fenêtres verticales, du plancher au plafond. Elles incluent l’adoption des terrasses à la place des toitures mais surtout l’utilisation du béton armé. Perret a donné à ce matériau ses véritables lettres de noblesse. Traitées, décorées et colorées, les structures du béton qu’il a imaginées réagissent différemment à la lumière. Perret pensait aussi les volumes intérieurs voire le mobilier des ISAI : les rangements incorporés, les meubles superposables, les cuisines aménagées, les équipements en plastique, les vides ordures et le mobilier en rotin. Il prônait la fonctionnalité à des coûts réduits.

 dscn1186.jpg Les théories hygiénistes de Perret lui font construire des immeubles ensoleillés, aérés, avec une bonne isolation thermique et phonique et même chose exceptionnelle à l’époque des salles de bains.

 


           dscn1172.jpgPerret a aussi utilisé, au Havre, toutes ses techniques architecturales et surtout celles sur l’utilisation du béton dans de grands monuments comme l’hôtel de ville ou encore l’église Saint Joseph.

 

 

 

     Reconstruction du centre ville du Havre par Perret : manifeste de modernité dans histoire de l'art Eglise_havre_joseph Son monument le plus intéressant est l’église Saint Joseph car on constate que la modernité, l’utilisation du béton n’empêchent pas au bâtiment de dégager de la spiritualité et de jouer tout son rôle d’édifice religieux. 

    L’église Saint Joseph fut réalisée par Auguste Perret avec l’accord de l’abbé Marie sur les dessins de l’église Sainte Jeanne d’Arc créés par Perret avant la guerre. Ce projet fut accepté en 1951. Perret mourut avant la fin de la construction de l’église et c’est l’architecte George Brochard qui termina l’édifice en 1954 en ayant suivi les plans de Perret.

      Le plan de l’église est en croix grecque. L’édifice est composé de deux terrasses à 17 et 24 mètres du sol avec une structure pyramidale qui s’élève à 35 mètres. Au centre, au dessus du transept, se trouve une tour lanterne culminant à 110m. Son plan carré fait 40,60m de côté et est complété par deux parties saillantes : à l’ouest l’entrée principale et la tribune, à l’est la chapelle d’hiver et la sacristie. Le clocher est soutenu par quatre piliers aux formes géométriques variables : plan carré, octogone et cube géométrique.

   L’ensemble de l’édifice est en béton armé et pour éviter qu’il soit trop froid à cause du manque du couleur Perret voulait que l’église soit baignée d’une lumière dorée qui sera de plus en plus claire vers le haut. Il y a une progression de la lumière dans l’église de la partie basse au sommet. Le nombre de vitraux augmente selon la hauteur : la partie basse alterne un panneau de béton avec un panneau lumineux et la tour est totalement ajourée finissant au sommet par une verrière. Les vitraux groupés à la verticale dessinent des verrières : 12 768 pièces de verre de couleur ont été nécessaires pour couvrir une surface de 378m2. Il faut noter que les tons de couleurs diffèrent suivant les côtés de l’église.

 

 

La reconstruction du Havre 19 août, 2010

      Le premier projet a vu le jour en 1941 grâce à l’urbaniste en chef Félix Brunau. Celui-ci concernait essentiellement les problèmes de circulation et d’accès. Au lendemain de la guerre ce plan devait être révisé pour tenir compte des nouvelles destructions. Le MRU (Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme) confirma Brunau dans sa mission, mais en la limitant au secteur nord-est, tandis qu’Henri Bahrmann était nommé urbaniste en chef. Le plan de ce dernier divise la ville en trois secteurs principaux : une zone portuaire, une zone industrielle, un secteur résidentiel et commercial.     

      La reconstruction du Havre dans histoire de l'art perretMais c’est à Auguste Perret et à son atelier que Le Havre doit le caractère qui fait sa célébrité. Il est nommé le 1er février 1945 architecte en chef de la reconstruction pour le port et le centre ville du Havre soit les zones complètement rasées.

      Entouré d’une équipe d’une trentaine de membres, Perret élabore un projet qui repose sur un concept novateur. Afin de rationaliser les systèmes de réseau et de pallier les problèmes d’inondation dus à la présence de la nappe phréatique pratiquement au niveau du sol, l’ensemble du Havre est surélevé de 3,50m. La ville est ainsi construite sur une dalle sous laquelle se trouvent les caves, les parkings et passent les réseaux de canalisation et de circulation. Ce plan présenté le 26 septembre 1945 est refusé par le conseil municipal, par Bahrmann et par le  MRU.

      Obligé de renoncer à ceci, Perret et son équipe élaborent le plan masse du centre ville qui est approuvé en 1946. Tout débute par la procédure de remembrement mise en œuvre par Jacques Tournant. 

 

320px-LeHavre_Plan1 dans patrimoine français

     Le parcellaire et l’ancienne structure viaire sont complètement effacés par l’adoption d’une trame orthogonale formant de larges mailles carrées de 100m de côté qui déterminent les îlots. Le centre ville doit en comporter environs 200.

La trame du réseau viaire est géométrique et les rues se coupent en angle droit. Plusieurs villes ont été construites comme ici, ex nihilo comme Brasilia au Brésil et Chandigarh en Inde. Le plan contient une trame en damier contrariée par les monuments anciens du Havre comme la cathédrale Notre Dame et le musée d’histoire naturelle. En effet on ne veut pas rompre entièrement avec l’histoire urbaine : le plan masse obéit à des modes de composition traditionnels comme le montre le triangle monumental défini par l’hôtel de ville, la Porte Océane et le front de mer Sud. Ce triangle évoque des éléments remarquables de l’ancienne ville et sont reliés par de larges voies qui reprennent les grands axes d’avant guerre (avenue Foch, rue de Paris et boulevard François 1er). Il fallait mettre la ville sur les rails de la modernité architecturale sans pour autant renier l’histoire et son tissu urbain.

    D’un point de vue urbanistique, le plan en damier permet des alignements de façade, des tracés rectilignes et aérés, une organisation rigoureuse de l’espace urbain : la trame de référence mesure 6,24 mètres (la longueur de portée pour une poutre de béton de l’époque).

 Dans le prochain numéro nous plongerons dans l’univers de Perret...

 

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