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Musée Jules Verne de Nantes 27 avril, 2012

Classé dans : histoire de l'art,Nantes — MyArtMag @ 21:11

Bonsoir à tous !

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas mis les pieds sur mon blog mais cela va changer !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un musée qui m’est très cher, le Musée Jules Verne à Nantes. Il se trouve sur la butte Sainte Anne au 3 rue de l’Hermitage.

Musée Jules Verne de Nantes dans histoire de l'art mjv-300x225

Jules Verne est « né à Nantes, où [son] enfance s’est tout entière écoulée […] dans le mouvement maritime d’une grande ville de commerce, point de départ et d’arrivée de nombreux voyages au long cours » (VERNE Jules, souvenirs d’enfance et de jeunesse ). C’est pourquoi la ville de Nantes a toujours eu une véritable politique culturelle et documentaire vis-à-vis de Jules Verne. Et cela c’est concrétisé en 1978 par la création de ce musée littéraire.

Et j’insiste sur le terme de musée littéraire car ce n’est pas une maison d’écrivain (Jules Verne n’y a jamais vécu) ! Cependant le site du musée Jules Verne est emblématique. C’est un site vernien par excellence puisqu’il surplombe la Loire et a le double avantage de proposer un miroir de ce que fut la première inspiration de Jules Verne et d’autre part, une possibilité de lecture de l’ensemble de la ville. Et le bâtiment en lui même datant de l’époque de Jules Verne, est d’une remarquable beauté par son architecture de style mauresque.

Au Musée jules Verne, vous allez découvrir la vie et l’oeuvre de l’écrivain français le plus traduit au monde, ainsi que ses inspirations, à travers une collection riche et variée (manuscrits, illustration, imprimés, objets, meubles, affiches, maquettes…).

Et ce musée est accessible à tous ! Les 5-12 ans peuvent découvrir le musée de manière ludique grâce à des livrets jeux et au visionnage des romans de Jules Verne, adaptés en dessin-animé.  Et de ombreuses animations sont proposées durant les vacances. Pour les familles rien de tel que la visite guidée proposée tous les dimanche à 15h30 et tous les jours durant les vacances d’été !

Venez rêver pendant 1h pour 3€ par les adultes, 1,5€ pour les -26 ans et c’est gratuit pour les -18 ans ! Pourquoi s’en priver ! En plus en ce moment et jusqu’au 10 juin, le musée vous propose une exposition temporaire sur Jules Verne et la gastronomie ! Miam Miam !!

Pour plus de renseignement, direction le site internet du musée !

 

 

Le Saint Michel II 17 mai, 2011

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 14:17

Le Saint Michel II dans Nantes phoca_thumb_l_P1130873

Bonjour à tous, ca fait longtemps !

    Et oui mon stage à l’association la Cale 2 l’Ile, sur l’Ile de Nantes m’a pris beaucoup de temps ses derniers mois. Et aujourd’hui je veux vous faire partager ce que j’y ai découvert. 

    J’ai du mettre en valeur, le St Michel II, un magnifique voilier ayant appartenu à Jules Verne. Les bénévoles de cette association l’ont reconstruit depuis 2005. Et aujourd’hui, il navigue sur la Loire. 

Voici son histoire : 

Jules Verne, comme tout bon plaisancier, a très vite ressentit le besoin d’avoir un bateau plus grand que le St Michel. Et grâce à ses romans et ses pièces de théâtre, il va avoir les moyens de ses ambitions.

Le St Michel II a été construit en 1876, à la demande de Jules Verne par le fameux chantier d’Abel Le Marchand sur les plans de formes des « Hirondelles de la Manche », les célèbres cotres pilotes du Havre. C’est son entrée au Yacht Club de France, en 1874, qui le pousse à chercher un bateau plus grand, digne de sa nomination. Dès son premier départ le 14 mai 1876, Jules Verne sillonne la Manche et les côtes de l’Angleterre.

     Ce superbe cotre de 13,27 m de long doté d’un grand bout-dehors et fort toilé, est le deuxième bateau que l’écrivain fit construire. Il a lui-même supervisé les plans. En effet, il contrôle chaque détail, vérifie tout et se montre un propriétaire pointilleux. Un an après le lancement du St Michel II, Jules Verne va d’ailleurs le ramener au chantier pour effectuer quelques modifications.

     Bien que construit pour la plaisance, le St Michel reprend les plans génériques de bateaux de travail. Cet élégant voilier arbore fièrement les guidons du Yacht Club de France et de la Société des Petites Régates du Havre, dont Jules Verne est membre honoraire.

         On dit de ce navire «La menuiserie de la chambre est en bois de cyprès et d’acajou vernis. On remarque beaucoup le salon où il y a deux canapés, une chambre à coucher avec deux lits élégants et un lavabo. Le poste d’équipage est également remarquable. ». C’est un navire à la fois rapide et confortable, adapté aux besoins de Jules Verne. Il peut y accueillir des passagers et écrire dans son cabinet de travail. Construire pour lui est un honneur et une publicité inespérée et cela Abel Le Marchand l’a bien compris.

         Malgré l’amour que Jules Verne portait à son bateau, il naviguera fort peu à son bord. En 1877, après avoir réalisé son pari de ce rendre à Nantes par la mer, il décide d’acheter un bateau plus important que son cotre : un steam-yacht. Dans une lettre il confia à Abel Le Marchand, qu’avec son sloop de 20 tonneaux il ne pouvait pas visiter toute la Méditerranée, la Baltique et la mer du Nord.

         Le St Michel II est mis en vente au grand dam de son constructeur, Abel Le Marchand. La vente va être longue et compliquée. Le bateau étant trop petit pour certain et trop grand pour d’autre.

         Celui-ci fut racheté par deux pilotes de Saint Nazaire pour 8 000 Fr puis en 1878 par le Pilotage de la Loire et devint le 1er cotre pilote sous le nom de « Loire 1 ». En 1892, il est mis en vente et racheté par un yachtman malouin, Mr Maurice Henry-Couannier. Subséquemment, le St Michel II devenu le « Cattleya » devint propriété de la colonie pénitentiaire de Palais à Belle-Ile en mer où il servira à la formation de mousse et de navire de liaison. Il a été détruit volontairement pour mauvais état, en 1911.

         Il ne restait donc plus aucun témoin visible du St Michel II. Ce n’est qu’en 1985, qu’on retrouve la trace de ce bateau, grâce au travail de l’association « L’Hirondelle de la Manche ». Leurs recherches historiques sur le Marie Fernand, bateau construit par le chantier d’Abel Le Marchand, ont fait apparaitre que ce chantier avait aussi construit un yacht pour Jules Verne.
         Rien ne laissait présager en 1911 que le St Michel II naviguerait de nouveau à partir du 14 mai 2011, et cela grâce à une association : La Cale 2 l’ile.

Pour plus de renseignement visitez leur site internet : lacale2lile.fr

 

 

Le quai Turenne 18 septembre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,Nantes — MyArtMag @ 14:18

Continuons dans le thème des journées du patrimoine de Nantes !

Cette année je participe à cet évènement. La Direction générale à la Culture de Nantes organise  une série de visite flash sur l’ile Feydeau. Je vais donc vous présenter l’histoire de cette ile et de la construction du quai Turenne, l’une des rue de l’ile Feydeau. 

Dénommée ile de la Saulzaie avant le XVIIIè siècle et probablement fortifié en bois au XVè siècle par François II Duc de Bretagne, cette ile porte le nom d’Ile Feydeau depuis le XVIIIè siècle. Au XVIIIè siècle Nantes est encore une ville médiévale enserrée dans des remparts et essentiellement en bois. Notre ile est reliée à la ville par un pont de bois et un pont de pierre et elle renferme des hôtels, des auberges, une cohue à poisson et une chapelle. 

Nantes est à cette époque une ville commerciale, très riche. En effet après la perte de son rôle politique au profit de Rennes au XVIIè siècle, elle mise tout sur son commerce. Nantes est une ville portuaire par les bras de la Loire qui passe le long de l’ile Feydeau. Son commerce maritime et plus particulièrement le commerce colonial est en plein essor au milieu du XVIIIè siècle. Cela entraine l’industrie, les chantiers navales et les fabriques d’indiennes. Les bénéfices du commerce vont permettre de financer d’ambitieux projets urbanistiques tel que celui de l’ile Feydeau. 

Projet de lotissement

Le quai Turenne dans HistoireCe quartier de l’ile Feydeau va être construit sur un banc de sable entouré par deux bras de Loire, acheté par la ville en 1722. Le maire Gérard Mellier soutenu par l’intendant Feydeau de Brou, veut en faire un quartier voué au commerce maritime. On va en effet retrouver dans ce quartier des marchands, des nobles qui pratiquent des activités de haut négoce et qui développent une culture d’élite. 

Cette ile est idéale pour créer un quartier régulier. Les travaux débutent en 1723 avec l’arrivé de l’architecte Jacques Goubert. On stabilise les quais et on divise cette parcelle en 24 lots pour les 24 actionnaires. Les rues sont rectilignes et les maisons alignées. Les propriétaires doivent bâtir à leur frais mais ils n’ont pas le choix des façades. Goubert décide que tous les immeubles aient un RDC entresolé avec arcades, deux étages d’habitations et un étage de comble. Tout cela avec une décoration sobre. 

Cela ne plait pas et on compte qu’un immeuble construit suivant ce principe sur le quai Turenne. La plupart des constructions se font entre 1755 et 1780 car un nouvel architecte, Pierre Rousseau, supprime la façade imposée en 1743. 

Si vous vous promenez sur le quai Turenne vous verrez des immeubles en guirlande, qui sont de parfait exemples de l’architecture du XVIIIème s. 

On peut voir des traits généraux dans leur architecture : hauteur des étage, balcons en fer forgés, alignement…Mais surtout leur architecture moderne. C’est le premier quartier tout en pierre de Nantes. Tous les immeubles sont en pierre : granite pour le soubassement et tuffeau pour les élévations. Leur distribution est aussi moderne par l’importance de la lumière ! 

Et pourtant on a une grande diversité de façade. Presque aucune d’elles ne suit le programme de 1723. Le décor des façades est pour beaucoup loin d’être sobre ! Les balcons en fer forgés sont très travaillés. C’est une architecture typique XVIIIè s. avec ces mascarons. Qu’est ce qu’un mascaron ? Appelé bouffonneries en Italie, c’est un ornement qui représente généralement une figure humaine. Ils sont imposés sur les façades, au niveau des clés de voute des portes et fenêtres. Sur le quai Turenne vous trouvez des personnages en rapport avec le commerce maritime et colonial, des divinités marines et de l’exotisme !!!

Aujourd’hui l’ile du XVIIIè est presque intacte ! Les deux guerres ont fait quelques dégâts. On a notamment comblé les bras de la Loire vers 1930. Cela a fait bouger les immeubles qui s’affaissent depuis leur construction. Il y a plus de deux mètre de dénivelé entre les extrémités de l’île ! Cela est du à la construction sur pilotis et radier de chêne. Il faut savoir que les pilotis s’enfoncent à 8m dans le sol sableux et que le sol dur donc la roche est à 30m en dessous ! 

Merci d’avoir suivit cette visite !

 

 

 

Nantes : Journées du Patrimoine 2010

Classé dans : actualités de l'art,Nantes — MyArtMag @ 13:14

Ce week end sortez de chez vous !

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     Le 18 et le 19 septembre, ce sont les journées du patrimoine ! Partout en France, l’art et le patrimoine, s’ouvrent à vous. De nombreux lieux s’ouvrent exceptionnellement lors de ce week end spécial et les musées sont gratuits ! C’est donc le moment de se cultiver, seul, entre amis ou en famille !

    A Nantes, de nombreuses visites flashes vous attendent un peu partout dans la ville. Des animations ont été créé au Château des Ducs de Bretagne et dans les différents musées. L’hôtel du département, les archives départementales ou encore le laboratoire Arc’Antique sont visitables ce week end ! 

Bon week end à tous ! Il fait beau et c’est l’occasion de se rappeler les vacances !

 

 

Musées de Nantes 14 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 18:48

    Je clos par les musées mon tour d’horizon sur la ville de Nantes. Nantes est une ville très culturelle et son rayonnement est international. Ses nombreux musées et parcs nous le prouvent. Il y en a pour tous les gouts. On a le musée Jules Vernes, le musée de la Tour LU, le musée d’histoire naturelle, le musée des Beaux Arts, le musée Dobrée et le musée du château des Ducs de Bretagne. Je ne les ai pas tous fait mais je vais vous parler de ceux que j’ai visité.

     Le musée des Ducs de Bretagne est très bien fait. Son cadre est exceptionnel et l’architecture et la scénographie du musée sont très originales. En effet l’ancien et le moderne se côtoient. A l’intérieur vous trouvez toute l’histoire de la ville de Nantes. C’est très axés sur l’esclavage. Ce musée est très complet même un peu trop à mon gout. Il faut toute une après midi pour en faire le tour et on est vite saturé par les informations. Férus d’histoire, ce musée est pour vous ! 

     le Musée Dobrée est un musée tourné sur le médiéval avec une forte connotation archéologique. Il est d’ailleurs couplé avec le musée archéologique qui possède de très belles pièces. Le musée Dobrée est très beau. Ce musée se trouve dans une bâtisse médiévale en plein coeur de Nantes. Il a une énorme collection d’armes et d’émaux. Cependant la scénographie est basique et il manque souvent des explications. Si ce musée vous tente dépêchez vous, il va très bientôt fermer avec celui d’archéologie pour travaux !

     Cette année je me suis en quelque sorte « forcée » à visiter le musée d’histoire naturelle pour le petit garçon dont je m’occupe avec l’AFEV. Ce musée est très réputé dans son genre. Il a une importante collection de fossiles, de pierres et d’animaux naturalisés. Les enfants aiment beaucoup ce style de musée. Mais personnellement, je n’y retournerais pas de si tôt. Je n’ai pas du tout voir des animaux  empaillés et dans le formole ! Je trouve cela assez dégoutant mais bon il en faut pour tout le monde. 

   Je termine ma série par mon musée favori. En bonne historienne de l’art fraichement diplômée de sa Licence, c’est le musée des Beaux Arts. Il est réputé dans toute la France. Toutes les périodes sont représentées même l’art contemporain. La scénographie est originale et ludique. Ony trouve même des chefs d’oeuvres de la peinture et de la sculpture. On a des Picasso, des Kandinsky, le Gorille de Fremiet, la Diane chasseresse de Gentileschi…. C’est un musée splendide où il fait bon se promener; on apprend beaucoup. La bibliothèque ouverte à tous sur rendez vous est assez complète. Le musée gère également l’oratoire qui est un petit bâtiment jouxtant le musée. On peut régulièrement y voir des expositions variées. Allez y aussi le plus rapidement possible car lui aussi va bientôt fermer pour travaux. 

    Il y a donc pleins de choses à voir à Nantes. Mais ses alentours aussi sont pleins de surprises ! Nantes vous attend!

 

 

Les Machines de l’Ile 10 juin, 2010

Classé dans : actualités de l'art,Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 12:28

Les Machines de l'Ile dans actualités de l'art nouv_01

 

      Comme vous pouvez le voir avec la vidéo que je viens de poster, on va parler aujourd’hui des Machines de l’Ile de Nantes. Cette vidéo nous montre leur dernière invention mais nous on va regarder plus loin.   

Les Machines de l’Ile est une aventure qui a débutée en 2007 sur l’Ile de Nantes. Cette ile située en plein cœur de la ville, est un vaste espace de 337 hectares. C’est le plus grand projet urbain d’Europe.

Les Machines ont envahi l’ancien chantier naval de Nantes. Ils lui redonnent une nouvelle vie en respectant son passé. Tout est géré par la SEM Nantes culture et patrimoine et une équipe de constructeurs de machines et d’artistes. On retrouve notamment l’équipe de Royale De Luxe, François Delarozière et Pierre Orefice.

C’est un immense musée composé de la Nef, de la Galerie des Machines, de l’atelier de la machine, de la branche de l’arbre aux hérons et de l’attraction phare : le Grand éléphant. Leur imaginaire explore la cime des arbres, la savane ou les fonds sous-marins, ils construisent un bestiaire de machines vivantes qui s’échappent de l’atelier pour peupler ce territoire en pleine mutation. Le Grand Eléphant, les Mondes Marins ou l’Arbre aux Hérons sont des sculptures urbaines accessibles au public. Comme des portes ouvrant sur le rêve et le voyage, elles donnent à cette île une réalité mystérieuse comme du temps où des vaisseaux y étaient lancés pour tous les voyages du monde.

Toutes ses machines sont conçues pour s’intégrer dans l’espace public. On voit tout le processus créatif et cela nous est expliqué sur place par les machinistes eux même. Les machines sont mises en fonctionnement régulièrement dans la journée pour le plaisir de tous. On peut voir les machinistes travailler sur leurs œuvres. C’est fascinant et très instructif.

C’est un projet artistique en pleine mutation puisque régulièrement sont crées de nouvelles œuvres tel que le carrosse des Dames. L’équipe travail aussi sur d’autre projets comme on a pu le voir à Nantes avec leur projet de serre géante écologique.

    La renommée des Machines de l’Ile n’est plus à faire. Tous les étés les foules se bousculent pour voir se spectacle vivant. C’est un émerveillement pour les petits et les grands. Même si hélas il n’est pas à la portée de toutes les bourses. La dernière fois que j’y suis allée, j’ai été surprise de voir une équipe de télévision anglaise faire un reportage sur l’éléphant. Et oui Nantes est célèbre !

En ce moment les Machines sont ouvertes du Mardi au Vendredi de 10h à 18h et le samedi et le dimanche de 10h à 19h. Attention les places sont chères pour le Grand éléphant. Il faut s’y prendre tôt dans la journée.

 

 

Le chateau des Ducs de Bretagne 9 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 10:30

Le chateau des Ducs de Bretagne dans Nantes nantes094        Tout comme la cathédrale, nous passons devant sans vraiment le voir. Mais que savons-nous de son histoire ? Je suis née à Nantes mais mon intérêt pour ce magnifique édifice est né il y a peut. Je suis allée le visiter avec ma grand-mère. Il est intéressant de se promener à son bras car je visite une autre Nantes, la Nantes de ses souvenirs.

    La visite du château s’est révélée intéressante et enrichissante mais j’ai été déçu qu’on ne parle pas plus de l’histoire du château, comme s’il s’agissait d’un simple local abritant l’histoire alors que lui-même constitue cette histoire.

Le château d’aujourd’hui ne ressemble en rien à celui d’hier. L’édifice original fut construit en 1207 par Guy de Thouars au pied de l’enceinte gallo-romaine de la ville, cherchant ainsi à affirmer le pouvoir des ducs face à celui des comtes de Nantes et de l’évêque. Par la suite, il fut agrandit par Pierre de Mauclerc et son fils Jean Ier de Bretagne, qui étendirent les fortifications de la cité. A l’époque, le château était purement médiéval dans son architecture mais aussi dans sa fonction. En effet, il constituait l’élément essentiel du système défensif de la ville. A l’époque, Nantes était une ville de commerce importante et nécessitait donc une certaine protection.

Le château s’agrandit de nouveau au XIVème siècle sous l’action de Jean IV de Bretagne. La tour polygonal dénommée aussi Tour du Vieux Donjon en est aujourd’hui l’unique témoignage.

François II de Bretagne décide en 1466 de construire un nouveau château. Le nouvel édifice construit, il devient la résidence principale des Ducs, mais reste avant tout une forteresse militaire. Ce double rôle se révèle dans l’architecture où s’oppose le tuffeau blanc du palais résidentiel et les tours massives de schiste et de granit, ainsi que les courtines les reliant et le chemin de ronde, qui sont deux des principaux éléments de l’architecture défensive des châteaux médiévaux.

Anne de Bretagne, futur reine de France, reprend les travaux de son père. C’est de sa volonté qu’est construite la Tour du Fer à Cheval, immense bataillon d’artillerie. Plus tard, le château revient à sa fille, la futur Reine Claude, épouse de François Ier. Un nouveau bâtiment de style Renaissance vient alors se greffer au reste de l’édifice.

1532 marque la fin de l’indépendance de la Bretagne qui se voit rattachée au royaume de France. Le château des Ducs ne l’est plus, celui-ci devient château royal. Nantes devient alors une des grandes villes de province.

Peu à peu l’édifice va être délaissé, avant de changer totalement de fonction. De nombreux dommages et transformations: sa reconstruction en style classique sous Louis XIV, la transformation du château en arsenal au 18ème siècle… vont modifier son aspect d’origine 

     Devenu musée, il a été le fruit d’une longue restauration. L’équipement moderne qu’il abrite est sans aucun doute attractif et ludique, mais ne sert en rien l’architecture et l’histoire de l’édifice. Actualiser le monument pour l’inscrire dans notre société moderne part d’une bonne intention : établir une cohérence entre un édifice singulier et les attentes du public. Mais cette nouvelle vision du patrimoine nous fait oublier le message d’origine.

Le château des Ducs de Bretagne est l’un des édifices majeurs du patrimoine nantais et l’un des plus anciens avec la cathédrale. Nantais ou étrangers arrêtez-vous devant ce témoignage défiguré du passé. Il vous parlera de votre histoire.

 

 

Cathédrale de Nantes 8 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 12:39

           Pour ma part je passe devant régulièrement et peut être que vous aussi. Mais la connaissez vous vraiment ? 

Cathédrale de Nantes dans Nantes 280px-Cath%C3%A9drale_Saint-Pierre_de_Nantes_-_fa%C3%A7ade       Cette cathédrale est l’emblème de la ville. Mais c’est le cas de toutes les cathédrales. Elles doivent montrer la puissance d’une ville, d’un homme. Elles marquent le territoire par leur ampleur et la hauteur de leur tour que l’on doit voir de loin.

        Il y a eu trois édifices religieux avant la cathédrale actuelle : une chapelle au IIIème s, une première cathédrale au VIème et une deuxième romane au XIème siècle.

       Pourquoi le Duc Jean V de Bretagne et l’évêque Jean de Malestroit décident-ils de construire une nouvelle cathédrale en 1434 ? Le XVème siècle est un période propice aux grands chantiers en Bretagne. En effet c’est une période de paix et de richesse. Mais comme toutes les grandes constructions, cela a aussi un but politique. Le Duc Jean V par cet édifice assoit son pouvoir et le légitime à une période où les guerres de succession règnent.

        Pour ce chantier, on choisit Guillaume de Dammartin puis Mathurin Rodier. L’édifice sera achevé au début du XVIème s. On a alors une cathédrale à croix latine, en tuffeau calcaire remarquable. Le transept n’est pas saillant mais elle possède toute les caractéristiques d’une église gothique. La façade à trois portails et encadrée par deux tours. Elle possède tout de même la particularité d’avoir une chaire à l’extérieur pour prêcher les foules. L’intérieur est magnifique par sa décoration. Au XVIème siècle on y dispose le tombeau du Duc François II et de sa femme Marguerite de Foix, de Michel Colombe. Ce tombeau marque la transition entre l’art gothique et l’art de la renaissance.

       Mais contrairement à ce que l’on croit aujourd’hui, on n’a pas sous les yeux la cathédrale du XVIème siècle. Cette église a été en grande partie reconstruite au XIXème siècle par Félix Seheult et Louis Charles Sauvageot. Cette reconstruction s’inscrit dans la suite des grands travaux de Viollet le Duc qui voulait une unité de style dans les bâtiments. C’est l’ère du grand style Néo-gothique. Ces deux architectes reprennent la cathédrale existante mais change le chœur en un chœur à cinq chapelles. La nef devient elle aussi une nef à cinq travées. Ils ouvrent également devant la cathédrale en créant le parvis actuel avec la grande rue dans son axe. La cathédrale est alors stable, fermée et homogène dans un style XVème s. soit gothique flamboyant.

       Depuis le XIX ème siècle, elle a subit d’autre restaurations. Dont une en 2008 à qui on doit cette différence de teinte entre les façades. Et oui la restauration n’est pas une science exacte ! 

 

 

Nantes 7 juin, 2010

Classé dans : Nantes,patrimoine français — MyArtMag @ 17:21

       Nantes, département 44 en Loire Atlantique. Pour certain c’est une ville de Bretagne pour d’autre non. Le statut de la ville de Nantes à souvent été ambiguë.

        Pour moi Nantes est ma ville d’adoption depuis 3 ans. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette magnifique ville durant mes 3 années de licence, si bien que je ne souhaite plus partir. Et après une enquête que j’ai mené c’est le cas pour tous ceux qui ont vécu un jour à Nantes. Cette ville est proche de la mer, verdoyante et où il fait bon vivre. Les gens sont très accueillants et il est aisé de s’y déplacer. Nantes est une ville Atlantique, un ancien port. C’est aussi une ville d’art et d’histoire. Dans les jours qui vont suivre je vais essayer de vous montrer toutes les richesses et les beautés de cette ville à travers son château, sa Cathédral, ses musées et ses machines de l’île.

      Mais pour commencer, un peu d’histoire. Le développement urbain de Nantes, depuis ses origines, est conditionné par un site naturel favorable aux échanges entre les hommes, lieu de convergence des voies terrestres et maritimes.

        La ville remonte à l’époque gauloise où c’est la ville principale du peuple des Namnètes, conquis par César en 56 av. J.-C. Sous l’Empire romain, elle est appelée Portus Namnetum. A cette époque, la ville de Ratiatum (Rezé), qui appartient à la cité des Pictons, est probablement aussi importante que Nantes.

         Aux IIIe et IVe siècles, confrontée aux troubles des invasions, la ville se fortifie. C’est aussi l’époque où elle se christianise (saint Donatien et saint Rogatien).

        Les premiers évêques de Nantes apparaissent au Ve siècle. Les Bretons débarquent chassé par les Saxons et les Anglais à la même époque. En 937, Alain Barbe-Torte, chasse les Normands et fonde le duché de Bretagne. Le dernier Duc de Bretagne sera François II en 1488. Il a pour fille la célèbre Anne de Bretagne née en 1477. Elle sera par deux fois reine de France en épousant Charles VIII puis Louis XII. Un siècle plus tard Henri IV y fait signer l’édit de Nantes en 1598. Par la suite Nantes subira plusieurs fois l’assaut de ses ennemis notamment sous la révolution puis pendant la deuxième Guerre Mondiale.

       Son port sera l’un des plus importants dans le trafic d’être humain avec la traite des noirs. Port qui aujourd’hui n’existe quasiment plus.

       Nantes a également inventé les petits LU en 1887. LU étant les initiales des deux fondateurs de la firme qui étaient également mariés.

       Voilà l’histoire de Nantes dans les grandes lignes. Il faut seulement noter que cette ville qui fut un temps très commerciale et industrielle, est aujourd’hui un haut lieu de la culture.

Venez la visiter  !!

 

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