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Chenonceau : un pont entre deux rives 27 mai, 2010

Classé dans : mes voyages,patrimoine français — MyArtMag @ 11:41

p1010813.jpg     Chef-d’œuvre de la première renaissance, Chenonceau est devenu, sous l’impulsion de grandes femmes le joyau du Val de Loire.

      Le 31 mars 1547, le roi de France, François 1er, s’éteint au château de Rambouillet. Son fils Henri II devient roi. Diane de Poitiers est alors sa favorite. Une vingtaine d’années séparent les deux amants, mais forte de son expérience Diane de Poitiers n’hésite pas à conseiller le roi. Les preuves de cet attachement sont nombreux et aussi fastueux les uns que les autres. Le château de Chenonceau étant sans aucun doute le plus important.

       Le premier château édifié à Chenonceau remonte au XIIIème siècle. Suite à la Guerre de Cent ans, dont il subira les dévastations, Chenonceau sera livré aux anglais avant d’être repris en 1411 par les français. Il sera alors brûlé et rasé. C’est grâce à l’autorisation de Charles VII que celui-ci est reconstruit. Le château va alors présenter une architecture nouvelle. Le bâtiment délimite un espace presque carré et est entouré sur trois côtés de fossés, le quatrième étant bordé par le Cher. Le château comptait un corps de logis flanqué de quatre tourelles d’angle, édifié dans le lit de la rivière entre 1513 et 1521.

     Thomas Bohier, après avoir évincé les châtelains en 1512, ne conserve de leur forteresse que le donjon circulaire, connu aujourd’hui sous le nom de la Tour des Marques. Sa femme dirige la construction du corps de logis, caractéristique de l’art de la première Renaissance, mêlant une structure gothique à une ornementation très italienne. On va voir se mettre en place un percement de larges fenêtres à meneaux, de lucarnes, et un clocheton. Les anciennes archères vont être recouvertes de mortier. La réalisation d’un perron en pierre répond au besoin d’une certaine mise en scène de l’entrée.

     A son arrivée à Chenonceau, Diane de Poitiers reprend les travaux et commande à Philibert de L’Orme le pont à cinq arches enjambant le Cher (1556 – 1559). Elle fait aussi dessiner un vaste jardin. Henri II va lever spécialement un impôt sur toutes les cloches de France, procédé qui inspira Rabelais : « le roi a pendu toutes les cloches de son royaume au cou de sa jument ».

     Humiliée par cette liaison, la reine Catherine de Médicis, attend l’heure de sa vengeance. Celle-ci arriva dans la nuit du 10 Juillet 1559, à la mort d’Henri II. La veuve du roi va alors demander à l’ancienne favorite de lui rendre les bijoux de la couronne, et exige que Chenonceau lui soit également rendu. Elle échangea le château de Chenonceau contre celui de Chaumont. Le château sur l’eau, château des amours d’Henri II et de Diane de Poitiers, devient le symbole de la vengeance de Catherine de Médicis. Cette dernière fit construire sur le pont édifié par sa rivale une galerie à deux étages, longue de 60 mètres, dallée de noir et blanc, qui fait de Chenonceau une construction unique.

     Nid d’amour pour Diane de Poitiers, emblème du pouvoir retrouvé pour Catherine de Médicis, Chenonceau sera le refuge de Louise de Lorraine, l’épouse d’Henri III. En effet, à la mort de celui-ci, assassiné, elle se réfugia à Chenonceau où elle s’adonna au recueillement et à la prière. Louise de Lorraine n’est autre que l’inconsolable Dame Blanche, qui tendra le château de velours noir.

            p1010810.jpgAbandonné un temps, Chenonceau retrouve sa splendeur avec l’aïeule de George Sand, Louis Dupin, qui y reçut Marivaux, Voltaire, Montesquieu et Rousseau.

            Marguerite Pelouze, acquit le château en 1864 et consacra sa vie et sa fortune à sa restauration. Les libertés prises avec les aménagements d’origine entrainèrent la mise en place d’une nouvelle campagne de restauration qui chercher à reconstituer le Chenonceau de Diane et Catherine.

            Marqué par les femmes qui l’ont construit et possédé, le château de Chenonceau mérite bien son surnom de Château des Dames.

          C’est un magnifique château dont la grâce vous surprendra. Si vous ne l’avez pas encore visité, je vous conseille vivement d’y faire un tour lors de vos prochaines vacances, vous ne serez pas déçu !

                                                                                                                                               Nathalie

 

 

Firenze ou Florence 23 mai, 2010

Classé dans : mes voyages — MyArtMag @ 19:28

 

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         Le Dôme de Florence, que de souvenirs ! 1ère année de Lycée et premier grand voyage. Qui ne rêve pas de voir l’Italie ? Nous on en rêvait et ça c’est réalisé. Après toute une nuit dans un wagon couchette absolument pas confortable, nous voilà arrivé dans cette ville magnifique de Florence. Un grand soleil nous attend nous faisant vite oublier la température glaciale du mois de Février.

            Florence est l’une des plus belles villes de ce pays. La plus belle pour moi. C’est la ville parfaite pour tous les amateurs d’art et d’histoire du gothique et de la renaissance Italienne. Mais c’est aussi une magnifique ville pour les vacances : splendide soleil du Sud, merveilleux paysages et pleins de choses à visiter. Et tout cela à pied !

            Je me souviens de se voyage comme si c’était hier. On a parcouru la ville de long, en large et en travers. On était épuisé mais émerveillé et les glaces italiennes nous faisaient vite oublier nos maux de pieds. Rien de tel qu’un voyage scolaire pour resserrer les liens avec vos amies et bien rigoler !

            Mais faisons un peu d’histoire. Florence est une ville de Toscane, dans le Nord de l’Italie. Son origine remonte à la période de la civilisation étrusque. Elle trouve son expansion au XIIIème s.  durant la renaissance italienne. On peut y découvrir un grand nombre d’église dont Santa Maria Novella, San Miniato ou la cathédrale de Florence dit aussi le Dôme. Parallèlement se développe une architecture civile. C’est le plus belle exemple d’architecture civile Italienne, du XIIIème siècle avec le palais du Bargello, la Loggia della Signoria et le palazzo Vecchio. Cette ville a accueilli les plus grands artistes de la renaissance comme Giotto, Alberti, Brunelleschi, Guirlandaio, Botticelli, Filippo Lippi, Donatello, Masaccio et d’autres, dont Michel Ange. Et tout cela sous l’impulsion de grandes familles telles que les Médicis. C’est une ville riche et prospère, qui va jouer un rôle très important dans le développement des arts.

              Je souhaite vous parlez maintenant de mon endroit préféré à Florence : la place du Dome. C’est un endroit magique où il y a toujours du mouvement. Bon d’accord, c’est une place très touristique ! Il faut faire très attention à son sac ! (Mais c’est le cas dans toutes les villes touristiques). Cette vaste place est le centre religieux de la ville, on trouve le baptistère, la Cathédrale et le Campanile.

         porte du baptistère   Le Baptistère est comme beaucoup de baptistère dédié à St Jean Baptiste qui a baptisé le christ. Mais St Jean Baptiste est aussi le St patron de la ville. C’est un splendide édifice roman du XIème s, que Dante appela le « beau St Jean ». Il est revêtu de marbres blancs et verts et possède trois grandes portes de bronze. L’une est de Pisano, elle comporte 20 panneaux représentant des scènes de la vie de St Jean Baptiste et les vertus Cardinales et Théologales. Les autres portes sont de Ghiberti dont la célèbre porte du Paradis. On y retrouve des scènes de l’ancien testament et des portraits. Ce sont de magnifique bas relief aux moulurations gothiques.

            Le Dôme ou Santa Maria Del Fiore : C’est une église du 13ème siècle du à Arnolfo di Cambio et Giotto. En 1436, on fini l’extraordinaire Coupole de Brunelleschi à double calottes. C’est une église à croix latine à trois nefs. C’est la deuxième églises la plus vaste du monde. Quand on rentre dedans on ressent une grande sérénité du à la simplicité de la décoration. On ne peut qu’être admiratif face aux proportions, à la grandeur du lieu et à l’élan des voutes. De magnifiques sculptures nous accompagnent dans notre visite ainsi que les terres cuites de Della Robbia.

            Le Campanile de Giotto. C’est lui qui m’a le plus marqué du haut de ses 84,75m et de ses 416 marches que j’ai bravement monté. Attention aux âmes sensibles ! Il ne faut pas être ni claustrophobe vu l’étroitesse de l’escalier ni avoir le vertige. Le Campanile est adossé à la cathédrale. C’est un point de repère dans la ville comme nos clochers. Il montre la puissance de la ville. Il est enrichi de marbres blancs, rouges et verts. C’est un très bel exemple d’architecture gothique florentine, construit par Giotto puis Pisano et Talenti.

             Mais il y a pleins d’autres choses à découvrir à Florence ! Le musée des offices est notamment l’un des plus célèbre musée du monde. Je ne saurais que vous conseiller d’y aller !

 

 

 

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