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Tombeau du Pape Alexandre VII du Bernin 16 mars, 2013

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,mes voyages — MyArtMag @ 11:19

Cela n’a pas dû vous échapper, nous avons eu cette semaine un nouveau Pape ! Il a bien faillit usurper le nom d’un de nos plus célèbre roi mais au final nous le nommerons le Pape François !

    Pour cette occasion j’ai choisi de vous présenter une sculpture magnifique du Bernin représentant…un Pape ! Voici le tombeau du pape Alexandre VII se trouvant…à St Pierre de Rome ! J’ai eu la chance de le voir de mes propres yeux et c’est un tombeau des plus impressionnants.

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Tombeau du pape Alexandre VII

           C’est sous le patronage du cardinal Scipion Borghèse que le jeune Bernini commence à être reconnu comme sculpteur de talent. Son art,  baroque, est caractérisé par la recherche du mouvement, la torsion des formes, le spectaculaire et les effets d’illusions. Favori des papes, il devient l’architecte de la basilique de Saint-Pierre.

           Alexandre VII est un pape humaniste et urbaniste qui monte sur le trône de Saint Pierre en 1655. Il nomma le Bernin architecte de la Chambre charge très enviée. Il était alors au comble de la gloire.

        Le premier projet date de 1660. Ce tombeau en bronze et en marbre sera achevé en 1678. Ce pape et l’un des 147 papes enterrés dans la basilique.

       La sculpture est placée dans une vaste niche de 40 palmes surmontée d’un fronton brisé renfermant une porte. Couronnant le tout : les armoiries du pape, portées par 2 grandes ailes. Comme le monument est placé au dessus d’une porte, le Bernin élimine le sarcophage et utilise la porte comme si elle donnait accès à une chambre funéraire.

     La cohésion d’ensemble est assurée par les obliques que dessinent les axes des vertus et les plis du drap mortuaire. La profusion de couleur, les dorures et incrustations contribuent aussi à l’unité de la composition dont les 5 personnages de marbre blanc se détachent fièrement : 

         -Le Pape :  la posture du pape, agenouillé de face, la tête légèrement inclinée, privilégie le point de vue des fidèles debout dans la nef avec la lumière naturelle qui arrive vers la droite. Alexandre apparaît tête nue, regardant droit devant lui, les mains jointent en prière. La statue en marbre est deux fois plus grande que nature. La frontalité quasi hiératique lui donne un air de détachement serein : il semble prier pour l’ensemble de la chrétienté. Le priant est sur un piédestal dont la face bombée porte l’épitaphe.

        -La mort : elle nous apparaît comme un squelette en bronze doré, spectral et presque grotesque, arrivant par la porte et soulevant le drap dont elle se coiffe la tête, presque honteusement. En même temps elle tend le bras au pape. La mort fait comprendre par son sablier ou clepsydre du temps, qui c’est vidé que pour le pape le temps s’est écoulé. La mort apparaît en memento mori. Les jambes du squelette se balancent devant la porte comme une menace. L’allégorie, la fiction et la foi se rejoignent dans la création du Bernin.

      – Les Vertus : le piédestal sur lequel Alexandre est agenouillé, est entouré de 4 figures allégoriques. La disposition des 4 vertus dans les angles donne l’impression qu’on peut tourner autour du monument. Pourtant les figures du fond ne sont sculptées que de moitié.

              – L’allégorie de la Vérité se trouve au premier plan sur la droite. Elle a le pied posé sur le globe symbolisant l’univers et sert contre elle un soleil. Elle se trouve impliquée dans une évocation complexe du temps : temps biographique de la vie écoulée du pape, passage de la mort, y compris au sens propre du terme, la tombe étant placée au-dessus du passage vers une sacristie. C’est le pape Innocent XI qui demanda au Bernin de voiler la nudité de la Vérité qui le heurtait. Bernin imagina alors un voile de bronze lui couvrant la poitrine.

          -La justice est à droite en arrière. On la reconnait par son casque et son air pensif.

       -La Charité est à gauche avec un enfant dans les bras. Tout en elle conduit le regard du spectateur vers le Pape. La lumière éclaire naturellement son visage et le nourrisson qu’elle tient

           -La prudence est derrière à gauche et a perdu son miroir.

       Ce qui est entièrement nouveau dans cette œuvre c’est le motif du linceul, emblème mortuaire approprié. Les plis de cette étoffe s’enroulent autour des 2 statues placées sur l’avant et s’étirent sur les 2 bords de la niche pour aller toucher les colonnes latérales. Comme on peut s’y attendre ce lourd drapé remplit une importante fonction artistique. Le drapé crée une zone qui isole l’œuvre d’art de la banalité du monde extérieur tout en permettant de l’intégrer à son environnement. Les allégories qui s’enveloppent dans le linceul de jaspe comme dans une étoffe réelle semblent appartenir à la sphère humaine, tandis que la statue du pape posée sur son sévère socle architectural, bien au dessus de la draperie a été repoussée hors du monde du spectateur. C’est le motif de la draperie qui fait que la distinction entre la figure inapprochable du pape et les allégories humaines devient une poignante expérience visuelle.

 

 

La cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville 3 juillet, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages,une oeuvre et une histoire — MyArtMag @ 17:30

Et on continu notre petit tour de l’Espagne en Andalousie…à Séville  !

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            Je vous présente sa magnifique cathédrale. 

      C’est la plus grande cathédrale du monde d’après le livre des records avec ses 126. 18 m de long, 82.60m de large et ses 30.38 m de haut. Elle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. 

     La 1ere pierre fut bénie par l’Evèque Alonso de Egea en 1403 sur les ruines d’une grande mosquée Almohade. 

    Nous avons face à nous un plan quadrilong sans déambulatoire. C’est la seule cathédrale gothique qui a les portes à son chevet. Ses 5 nefs et ses 68 voutes de pierres sont soutenues par 36 piliers.

     Il a fallu environs 1 siècle pour construire ce monument qui fut béni le 11 mai 1507 mais sa décoration continua bien après. De grands artistes espagnole (Murillo, Zurbaran, de la Robbia…) ont d’ailleurs participé à celle-ci, comme le prouvent les nombreux tableaux et sculptures de l’église.

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    C’est une multi-église (permet plusieurs célébrations en même temps), qui est comme un coffre immense renfermant de précieux exemplaires de tous les arts. Ce promener dans cette cathédrale est un pèlerinage émotionnel et artistique. On peut y découvrir de somptueuses chapelles décorées (une 30ène), de très beaux vitraux, un trésor de pièces d’orfèvreries, des orgues monumentaux et le tombeau de Christophe Colomb. 

 

 

La cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville dans histoire de l'art

 

 

    Mais comme pour la Mosquée Cathédrale de Cordoue ont a gardé des traces de la mosquée de Séville. On peut en effet voir la cour des orangers et la Giralda dite aussi la reine des tours. Cette magnifique tour, haute de plus de 101m, est un ancien minaret hispano-mauresque datant de 1184. Elle est vraiment le symbole de la ville. 

La ville de Séville regorge de bien d’autre trésor, je vous invite donc à vous y rendre. 

Bonne lecture et à la semaine prochaine.

 

Ps : pour plus de photos rendez-vous dans mes albums

 

 

 

La Mosquée-Cathédrale de Cordoue 26 juin, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages,une oeuvre et une histoire — MyArtMag @ 16:45

En ce début d’été nous nous envolons pour l’Espagne et plus particulièrement pour Cordoue. 

   La Mosquée-Cathédrale de Cordoue dans histoire de l'art CordobaMosqueeOut  Dans cette ville se trouve la construction la plus ancienne en usage d’Espagne : la Mosquée-Cathédrale de Cordoue. Ce bâtiment a donné naissance à l’architecture hispano-musulmane de la péninsule ibérique. C’est l’un des monuments les plus admirés du monde et il est inscrit depuis 1984 au patrimoine mondial.

 

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    Son histoire, singulière se divise en 3 phases : -VIème siècle : ensemble monacal chrétien

                                              – VIIIè siècle-1236 : Mosquée (phase musulmane)

                                              – 1236-aujourd’hui : Cathédrale de diocèse (phase chrétienne)

 Période musulmane

  interior_mezquita dans une oeuvre et une histoire  Les musulmans conquièrent Cordoue en 711 date à laquelle, elle est capitale d’al-Andalus. 

 

    La construction de la Mosquée débute en 785 sous le règne d’Abd Al-Rahman I et s’inspire de la Mosquée de Damas. 

   

 

        Cette mosquée est à la fois : – traditionnelle par sa distribution : cour d’ablution (Sahn) et salle de prière (Zullah)                                                                   et

                                                   – d’inspiration hispano-romaine avec la récupération des matériaux de la basilique St Vincent , l’alternance de brique et de pierre, les arcs superposés et la nefs perpendiculaire à la quibla (et non parallèle).

   En 832, Abd Al-Rahman II effectue le 1er agrandissement de la mosquée. Il fait prolonger la cour et la nef de la salle de prière en créant deux galeries pour la prière des femmes et il fait agrandir l’oratoire. 

 RE140527JPG  En 962, Al-hakam II agrandie de nouveau la Mosquée. Elle devient si riche et originale qu’elle surpasse celle de Damas. La décoration florale et les magnifiques mosaiques ont été imaginées par des artistes et architectes byzantins. Pour la 1ere fois on a une contribution chrétienne avec les 4 lanterneaux distribués en croix et le mihrab qui donnent un style en croix latine. 

   En 987, Al Mansour, effectue le dernier agrandissement de la Mosquée en ajoutant 9 nefs le long du côté Est et dans la cour. C’est une démonstration de force et de courage et pourtant le résultat est peu original vu le peu de moyens (la peinture de couleur remplace la brique).

 

Transformation Chrétienne

   En 1236, le roi Ferdinand III le Saint, reconquiert Cordoue et la Mosquée après avoir été consacrée en 1239 devient Cathédrale. 

   cath_cordoueDes travaux sont menés en 1523. Une croix latine est créée. On ajoute un retable majeur, une chair, un orgue, une voute sur le choeur inspirée de la chapelle Sixtine, des chapelles pour peupler les murs d’images expressives du Christ et un trésor. La cour musulmane est réaménagée en cour des orangers par l’ajout de cloitres. Toute la décoration est revue pour une iconographie chrétienne (peinture et sculpture). Et pour finir le minaret musulman est recouvert par la tour clocher actuelle surmontée de la sculpture de St Raphael. 

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Si vous vous rendez à Cordoue n’hésitez pas à visiter ce chez d’oeuvre de l’architecture espagnole. Mais attention l’entrée est payante ! 

 

 

 

St Pierre de Rome 20 janvier, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages — MyArtMag @ 11:08

       La basilique ST Pierre est la plus grande église de la chrétienté avec ses 211.50m de longueur, y compris le portique. Elle se dresse à l’endroit de l’Ager Vaticanus où se trouve le vénérable tombeau de l’apôtre Pierre.

stpierre16.jpg   Vers 320, Constantin le Grand, converti au christianisme, décida d’ériger une basilique grandiose dont la construction aurait demandé le déblaiement de la colline et un grand nombre d’années de travail. Consacrée en 326, elle ne fut cependant terminée qu’en 350. 

 

    Quelques siècles plus tard, après le retour des papes d’Avignon et la décision d’abandonner le Latran pour se transférer ici, la basilique commença à être remaniée. 

   

 

   

    Nicolas V entrepris la reconstruction du choeur et du transept. Ces travaux ne se terminèrent que sous le pontificat de Jules II, qui en 1506, confia à Bramante la démolition de parties de l’église délabrées et le projet d’une nouvelle construction. Au cours des XVIè et XVIIème siècles, les plus grand artistes contemporains se dépensèrent à ces travaux : Raphael, Peruzzi…pour arriver à Michel-Ange qui en 1547, sous le pontificat de Paul III, devint le directeur des travaux. Reprenant l’ancien projet de Bramante, il repassa au plan de croix grecque et se consacra surtout à la réalisation de la coupole. 

      Le projet fut à nouveau modifié sous Paul V Borghèse. Le plan redevint en croix latine à cause du Concile de Trente. Il demanda à Carlo Maderno de démolir ce qui restait de l’ancienne basilique de Constantin, et de prolonger à l’aide de 3 travées, le bras frontal de la croix grecque, ainsi que d’achever la façade. 

  

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    Le 18 novembre 1626, Urbain VIII Barberini consacra l’église complètement terminé. La conception et la réalisation de la place et de la colonnade du Bernin, qui se sont terminées 30 ans après environs, ont donné à cet endroit l’aspect grandiose que nous pouvons admirer aujourd’hui.

     

 

 

      saintpierrederome092.jpg La façade actuelle fut commencée en 1607 par Carlo Maderno et terminée 7 ans plus tard. Elle est rythmée par des colonnes et des pilastres sur une largeur de 118,6m et une hauteur de 48. L’ordre inférieur est ouvert  par 5 grilles qui conduisent à l’atrium. Au dessus 9 fenêtres dont 3 avec balcon; flanquant la Loggia des Bénédictions surmontée d’un tympan triangulaire. L’attique se termine par une balustrade ornée des statues du Rédempteur, de St Jean Baptiste et des Apotres. Au deux extrémités sont visibles deux horloges du XIXè siècle de Guiseppe Valadier. L’atrium est enrichi par des stucs et des statues de sculpteurs maniéristes lombards. 

 

    Des 5 portes d’accès à la basilique, quatre sont modernes : à partir de gauche, la Porte de la Mort de Manzu (1964) et la Porte du Bien et du Mal de Minguzzi (1977), la dernière porte à droite est la Porte Sainte de Consorti (1950), tandis que celle du milieu est la pièce la plus ancienne provenant de la basilique primitive, remise en place par Paul V en 1619. 

Bonne journée !!

 

 

Le Colisée 17 janvier, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages — MyArtMag @ 11:36

Gros plan sur l’un des monuments les plus emblématiques de Rome : le Colisée !

    Il se trouve dans le quartier antique de Rome, au bout du Forum. Le Colisée aussi appelé amphithéatre Flavien est au centre de la Piazza del Colosseo. 

    colosseo8.jpg Commencé en 72 après JC, dans les environs d’un étang appartenant à la Domus Aurea, il est inauguré par Titus en 80 après JC, avec des fêtes qui durèrent plus de  trois mois. Le dernier étage ne fut complété que sous Domitien. 

     C’est ici que se déroulaient des jeux entre gladiateurs et bêtes féroces, de véritables batailles, et le sacrifice d’animaux rares tels qu’éléphants, tigres, girafes et hippopotames. 

      Détérioré par des tremblements de terre qui se sont succédés au cours des millénaires, il a été restauré à plusieurs reprises. Nombreuses ont été les soustractions volontaires de travertin utilisé pour la construction d’autres édifices tels que le port de Ripetta, les palais de Venise et de la Chancellerie, et même la basilique vaticane. Ce n’est qu’au milieu du XVIIIème siècle que Benoit XIV le dédia à la passion du Christ en le sauvant ainsi de la destruction totale. On y installa les images des 14 stations du chemin de croix et d’autres travaux de consolidation furent entrepris durant le XIXème siècle. 

 

  colosseo5.jpg   L’amphithéatre a une forme elliptique : son axe le plus long mesure 190 m et le plus court 156. Sa circonférence est de 527m tandis que la hauteur des imposants blocs de travertin superposés sur trois étages atteint 57 m. Il pouvait accueillir plus de 50 000 spectateurs. Le couronnement est formé d’un ordre de pilastres adossés au mur. Le tout était fixé par 300 tonnes environs de crampons de fer, pillés durant le Moyen Age : on peut voir aujourd’hui les trous où ils étaient enfilés.La partie externe en meilleures conditions est celle tournée vers le nord.

   

  L’intérieur est divisé en trois zones : celle des chevaliers, celles des citoyens et la dernière pour le peuple. Au dessus, il y avait l’espace réservé aux femmes et une terrasse pour les spectateurs debout. La loge impériale, au centre, était appelée pulvinare : elle servait aux empereurs, à ses collaborateurs et ses dignitaires. Tout autour, il y a une foret de galeries et de couloirs de service. 

    La statue géante de Néron, de 35 m de haut, représenté en Helios par le sculpteur Zénodore, autrefois dans la Domus Aurea, est placée ici par Hadrien. Elle dominait la sortie sur la Via dei Fori Imperiali. 

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Le Colisée est aujourd’hui visitable, après une très longue attente ! Toute la journée au pied de ce splendide monument, des acteurs en costume de romain amusent la foule ! Ca vaut le coup d’oeil ! 

 

 

A demain …

 

 

Le Forum romain 16 janvier, 2011

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages — MyArtMag @ 15:29

Nous voilà dans la Rome Antique !

    C’est la première vision que j’ai eu de Rome l’année dernière lors de mon séjour. Le forum est magnifique ! Toutes ces ruines nous entrainent dans un autre monde, dans un passé raconté que dans les légendes et les livres d’histoire. J’ai du prendre des 20ènes de photos de ce spectaculaire paysage !

forum3.jpg      Cette aire du Forum renferme un certain nombre de trouvailles archéologiques, artistiques, architecturales et historiques. J’en citerais que quelques uns : les colonnes du temple de Vespasien et Titus, l’Arc de Septime Sévère, le temple de Castor et Pollux, celui dédié à Vesta ou encore le temple d’Antonin, l’arc de Titus et pour clore le panorama le Colisée. Le Forum est donc situé entre le Quirinal, le Veminal, le Palatin et le Capitole, soit en plein centre de la ville.

 

 

forum4.jpg      A l’origine ce lieu était occupé par des marais et des cours d’eau. Par la suite, il fut transformé en zone commerciale et de marché « extra muros » d’où le nom de Foras (en dehors). A l’époque de la république, il devint le centre des activités publiques (surtout économique). Avec Auguste, il abandonna ce rôle pour devenir le site de représentation de Rome. Une lente décadence commença à partir du IVème siècle, cependant on a quelques vestiges des années 1100 avec l’occupation du site par la famille Frangipane.

     A la Renaissance, il n’y avait plus que des ruines ! Les artistes s’y promenaient pour trouver l’inspiration. On a de nombreux carnets de croquis de cette époque.

Pour ce qui est des fouilles archéologiques elles eurent lieu au 18ème siècle mais le vrai travail scientifique, de récupération et de restauration ne débuta qu’au 19ème siècle.

Ce forum est rempli de temples érigés par les différents empereurs romains. Il est divisé d’est en ouest par la Via Sacra. Voici quelques uns des vestiges remarquables :

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L’arc de Septime Sévère : il se dresse au pied de la colline du Capitole. Cet arc de triomphe est érigé vers 203 après JC pour glorifier les gloires militaires de cet empereur romain et de ses fils. Ses bas reliefs et ses colonnes sont très bien conservés. On peut y lire une dédicace :

« À l’Empereur César Lucius Septimius Severus, Pertinax, fils de Marcus, le Pieux, Père de la patrie, Parthique arabique, Parthique adiabénique, grand pontife, ayant détenu 11 fois la puissance tribunicienne et ayant été salué imperator pour la onzième fois, consul pour la troisième fois, proconsul, et à l’Empereur César Marcus Aurelius, fils de Lucius, Antonin Auguste le Pieux, ayant détenu heureusement la puissance tribunicienne six fois, consul, proconsul, Père de la patrie, aux princes très grands et très vaillants, pour avoir restauré l’État et agrandi l’empire du peuple romain au-dedans et au-dehors, grâce à leurs mérites visibles, Le Sénat et le peuple romain [ont élevé ce monument]  »

      Le temple de Vespasien :Titus fit ériger ce temple en l’honneur de son père l’Empereur Vespasien divinisé après sa mort. C’est sous Domitien, le frère de Titus, vers 80 après JC, que le temple fut terminé et dédié aux deux empereurs, Titus et Vespasien. Il ne reste que trois colonnes en style corinthien et un bout de corniche.

   Le Tabularium : construit en 78 avant J.-C., le Tabularium comblait la dépression entre le sommet du Capitole et de l’Arx. Une partie des archives de l’État était conservée dans le Tabularium dont la façade fermait le forum à l’Ouest. Son architecture républicaine était austère .

forum10.jpgLa Basilique de Maxence et Constantin : commencée par Maxence, elle fut terminée après la mort de Maxence à la bataille du Pont Milvius (312 ap. J.-C.) par son rival Constantin Ier qui en fit changer l’orientation et le dota d’un riche décor de statues et marbres de valeur. Deux tremblements de terre ont eu raison de la nef centrale, avec ses merveilleuses voûtes d’arêtes caissonnées ainsi que du bas-côté sud et des deux portiques. Il ne reste  aujourd’hui en élévation que le bas-côté nord de l’édifice, y compris ses trois voûtes en berceau transversal, dont on peut admirer les caissons octogonaux.

 

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Demain nous parlerons du Colisée !  Bonne fin de week end à tous et laissez vos commentaires !

 

 

« Qui se rend à Rome devient un peu romain » 15 janvier, 2011

Classé dans : Histoire,mes voyages — MyArtMag @ 15:11

Ave à tous !

      C’est mon premier article de l’année 2011 ! Je viens de finir mes examens et j’ai donc de nouveau le temps pour écrire. J’ai décidé de débuter l’année par une série d’article sur Rome, cette ville magnifique que j’ai adoré visiter l’année dernière. Et il y a du travail !

     Rome capitale de l’Italie, est l’une des métropoles la plus visitée du monde. Cette ville aussi appelée la ville éternelle, a une histoire longue et passionnante. Elle tire son origine de l’antiquité avec ses mythes et légendes. Mais Rome, ce n’est pas que de célèbres empereurs, des combats de gladiateurs et des dizaines de temples. On y trouve également les plus belles églises de la renaissance et les plus beaux témoignages de l’architecture Baroque. 

Commençons aujourd’hui notre voyage dans cette ville magique par une légende, celle de sa fondation !

D’après Virgile dans l’Enéide, Rome est fondée le 21 avril de l’an 753 avant JC.

         L’histoire débute par la chute de Troie, histoire mondialement connue, surtout après le film qui révéla Brad Pitt en jupette (sexy ! ).  Enée, héros troyen fils d’Anchise et de Vénus se réfugia sur les bords du Tibre après la chute de sa ville. Son fils, Ascagne fonda la ville d’Albe la Longue, capitale du Latium.

       musecapitole12.jpg     Son descendant Numitor le roi d’Albe, eut une fille, Rhéa Silvia qui devint vestale (servante de Vesta, déesse du foyer et du feu domestique). Bien qu’ayant fait voeux de chasteté, elle donna le jour à des jumeaux : Rémus et Romulus, qu’elle dit avoir été conçus par le dieu de la guerre Mars. Mais, les temps sont incertains ! Un oracle a prédit au frère et rival de Numitor, que les jumeaux ne lui amèneraient que des malheurs. Il décida donc de les tuer. Cependant l’homme chargé du meurtre se contenta de les abandonner en un lieu désert et ils furent recueillis par une louve.  Plus tard ils furent adoptés par l’intendant des troupeaux du roi.

      Devenus adultes, les deux frères chassèrent Amulius qui avait renversé Numitor. Puis, ils décidèrent de fonder une ville à l’endroit où ils avaient été sauvés par la louve, à 25 kilomètres au nord-ouest d’Albe. Mais il fallait désigner un roi ! Pour cela ils demandèrent un signe aux dieux : Rémus, du haut de l’Aventin, vit six vautours, mais Romulus, du haut du Palatin, en vit, lui, douze !

        C’est donc Romulus qui traça le pomœrium, sillon sacré et inviolable délimitant la ville en soulevant l’araire pour ménager des portes. Mais son frère Rémus, pour se moquer de la faiblesse de la ville nouvelle, franchit d’un pas ce rempart symbolique. Aussitôt Romulus le tue en songeant à l’adage Insociabile regnum (« Le pouvoir ne se partage pas ») marquant ainsi tout aussi symboliquement, l’intransigeance sourcilleuse de Rome devant toute incursion malveillante.

        Ainsi, c’est sous le signe des dieux et de la violence que naquit la Ville éternelle, empruntant son nom à son fondateur, Romulus !

C’est à partir de cette date fictive que les romains comptèrent les années et tous les 21 avril sont des jours de fêtes !

 

Pour lire cette légende, je vous conseil, Histoire romaine de Tite-Live.

     Cette photo a été prise par moi, au musée du Capitole de Rome. C’est une sculpture en bronze représentant Rémus et Romulus entrain de se nourrir aux tétines de leur mère d’adoption la Louve. 

Rendez vous demain, pour le début de notre visite, dans la Rome Antique !

 

 

Noel sous la neige !! 20 décembre, 2010

Classé dans : mes voyages — MyArtMag @ 23:19

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Fontevraud 1 4 novembre, 2010

Classé dans : histoire de l'art,mes voyages,patrimoine français — MyArtMag @ 20:16

Imaginez une promo d’étudiants livrés à eux même dans une abbaye…

     Cette histoire c’est produite non pas dans des temps reculés mais juste avant les vacances de la Toussaint.  Nous avons traversé le territoire hostile du Maine et Loire en car après avoir eu grand mal à sortir de Nantes suite aux grèves !

      Mais où sommes nous allés ? A Fontevraud ! Pendant 3 jours !

    Nous sommes arrivés vers 20h dans ce village perdu ! On ne savait pas où nous allions dormir ni nous restaurer ! A peine arrivé on nous parle de duvet alors qu’aucun d’entre nous en possède. Nous avons alors très peur ! 

     Mais l’espoir et le bonheur reviennent quand nous découvrons nos chambres bien loin du dortoir des moniales et le restaurant gastronomique où nous dinons. Et non on a pas vécus comme les moines ! 

     Bon arrêtons le passage comique (enfin j’espère) pour parler un peu d’histoire. Nous sommes en effet dans un haut lieu de l’histoire. 

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     L’abbaye de Fontevraud est fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, un réformateur religieux à la base itinérant. Il se bat contre le clergé en créant un ordre nouveau et unique qui est…double ! Et oui dans cette abbaye on avait des Femmes et des Hommes ! Et encore mieux…ce sont les femmes qui dirigées le prieuré. 

     Bon vous êtes tous entrain de crier au scandale ? Cet ordre était double mais pas mixte, c’est-à-dire que les femmes et les hommes ne rentrent jamais en contacte et ne se voient pas ! Tout est conçu pour dans cet immense espace. Dans l’enceinte on compte 5 monastères. Les Femmes et les hommes sont notamment séparés. Ils suivent tous des règles proches des bénédictins > chasteté, obéissance, silence et pauvreté. 

    p1010176.jpgMais on est pas dans un simple monastère, c’est une abbaye royale ! Henri II Plantagenet, le roi d’Angleterre en fait la nécropole de sa dynastie. On voit de nombreuses traces de cette période dans l’architecture, avec le roman plantagenet et les célèbres gisants. Fontevraud possède en effet, 4 gisants d’une grande beauté : Henri II Plantagenet, Aliénor d’Aquitaine, Richard Cœur de Lion et Isabelle d’Angoulême. 

      

   

     Mais ceci n’est qu’une page de son histoire ! le 25 septembre 1792, la révolution signe l’arret de mort de l’abbaye. Les moines partent. On veut vendre et faire de Fontevraud une carrière de pierre mais Napoléon la sauve en 1804. Il l’a transforme en prison !

     Fontevraud va devenir la Prison centrale la plus dure de France. C’est un véritable bagne. Cette triste période ne prend fin qu’en 1963 ! Et entre temps l’homme merveilleux qu’est Prospère de Mérimée a classé ce monument sur la liste des monuments historiques en 1840. 

    Depuis la fermeture de la prison, on essaye de faire de Fontevraud un grand centre culturel mais cet espace immense pose de nombreux problèmes. On a d’abord du faire de lourdes restaurations notamment par Lucien Magne et donc investir des sommes folles. Il faut savoir qu’une grande partie du Fontevraud visible à l’heure actuel date du 19-20 ème siècles (toutes les pierres ont été changées !). 

     Ce monument est à l’heure actuel géré par le centre culturel de l’Ouest crée en 1963 et par l’état qui possède les murs. Dans un avenir très proche un grand projet devrait etre mis au jour, donc n’hésitez pas à vous y rendre.

      Il faut rendre son ame à Fontevraud et continuer à faire vivre ce patrimoine exceptionnel. 

 

 

 

Paris 11 septembre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,mes voyages,patrimoine français — MyArtMag @ 14:30

Vous connaissez tous notre belle France d’une superficie de 547 026 Km² avec son climat tempéré, ses plaines, ses montagnes, l’Océan Atlantique et ses mers…

     Paris, la ville lumière est la capitale de la France. Cette ville est occupée depuis la préhistoire et son histoire depuis lors est pleine de rebondissement. Paris doit être considérée comme ville et comme centre d’une agglomération beaucoup plus peuplée (plus de 9,3 millions d’habitants). Cependant Paris a perdu le quart de sa population depuis 1954. L’industrie a beaucoup régressé et Paris est devenu un centre de services (administration, finance, commerce de luxe, tourisme…) Les monuments de Paris, voués aujourd’hui au tourisme et à la culture sont d’abord des symboles de puissance politique. Chaque époque, chaque régime a voulu affirmer sa maitrise sur la cité !

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      Les sites à ne pas manquer :

     La Tour Eiffel : tour construite par Gustave Eiffel entre 1887 et 1889, pour l’exposition universelle de 1889, sur la partie du Champ de Mars qui borde la Seine. Entièrement métallique, elle comporte trois plate-formes. La première à 57,63 m du sol, la deuxième à 115,73m et la troisième à 276,13 m.  Sa masse est de 7 175 tonnes et sa hauteur totale actuelle, antenne de l’émetteur de TV comprise est de 320,755 m. De quoi donner le tournis !

    Le Grand Louvre est le célèbre palais de Paris, en bordure de la rive droite de la Seine. C’était à l’origine une forteresse, bâtie par Philippe Auguste (1204) et que Charles V transforma en résidence royale. Par décret du 6 mai 1791, il devient le Museum Central des Arts de la République. Il est aujourd’hui le première national français dont les nombreux départements abritent un ensemble d’oeuvre uniques au monde. 

    Notre-Dame de Paris est l’église métropolitaine de Paris, de style gothique, située dans l’île de la Cité. Commencée en 1163, elle fut terminée, pour le gros oeuvre, vers 1250. Saccagée et mutilée pendant la révolution, elle a été restaurée de 1845 à 1864 par Viollet le Duc qui a reconstruit une flèche. 

   Le centre Georges Pompidou, centre national d’art et de culture fut créé sur décision du Président Pompidou en 1971. Il abrite notamment le musée national d’art moderne, le centre de création industrielle, une importante bibliothèque publique d’informations, une cinémathèque et des lieux d’expo temporaires. Je tiens à préciser que c’est mon musée parisien favori ! J’affectionne tout particulièrement l’art moderne !

    Mais Paris regorge de trésors ! Je vous invite aussi à vous rendre à la Basilique Saint Denis dans le 93 ! C’est l’une des merveilles de l’architecture gothique.

     Marina si tu me lis je rends hommage à ta ville favorite !!!

 Bon voyage et à demain !

 

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