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En quête de Nantes n°3 17 avril, 2013

En quête de Nantes est de retour !

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      C’est reparti ! Les visites guidées gratuites et les cafés-rencontres, organisés par la Direction du patrimoine et de l’archéologie de la Ville de Nantes, nous content cette fois l’histoire de la Manufacture des Tabacs de Nantes.

       Pourquoi la Manu (c’est comme ca que tous les nantais la nomme !) ? Car elle a 30 ans, enfin pas elle qui est ouverte en 1862 mais sa réhabilitation qui date de 1983.

J’ai assisté hier à la première visite guidée sur l’histoire de la Manufacture des Tabacs et j’ai découvert un endroit magnifique, rempli d’histoire et aux multiples témoins de son passé industriel.

Je vous ferais un article sur la Manu et sa réhabilitation après le cycle de visites et de conférences. Pour l’instant vous devez vous contenter du programme et j’espère qu’il vous donnera, comme à moi, envie d’y aller.

Les prochaines dates pour tout connaitre de la Manufacture :

  • Mardi 14 mai : De la manufacture des Tabacs à la Manu (1974-1983)

                                   – 18h30-19h30 : visite guidée : la réhabilitation de la manufacture

                                   – 19h30-20h30 : Café rencontre : les acteurs de la réhabilitation et le regard porté aujourd’hui sur le site (Il sera animé par mon ancien prof de patrimoine industriel : M. Kerouanton)

  • Samedi 15 juin : La Manu en fête : fête du quartier de 14h à minuit et visites guidées de la Manu à 14h, 15h30 et 17h

  • Mardi 18 juinDes œuvres d’art qui révèlent l’histoire

                                   – 18h30-19h30 : visite guidée : les œuvres d’art de la Manu

                                   – 19h30-20h30 : café rencontre : quand la création devient patrimoine

  • Samedi 22 juin : le P’tit bal ambulant

                                -16h : visite guidée de la Manu

                                – 17h30 : le P’tit bal : bal inspiré de la littérature ouvrière

  • Samedi 14 et dimanche 15 septembre : Journées du Patrimoine
  • Mardi 15 octobre : La Manu aujourd’hui, quels regards ?

                                – 18h30-19h30 : Parcours « sensible »

                    – 19h30-20h30 : Café rencontre : habiter, fréquenter, travailler dans un patrimoine industriel réhabilité…ça change quelque chose ?

Voici le programme en PDF :

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Tout est en accès libre et gratuit.

Pour les visites : RDV devant l’entrée des services municipaux de la Manu, 11 boulevard de Stalingrad.

Pour les cafés rencontres : RDV dans la salle de conférence de la Manu, 10bis boulevard de Stalingrad.

Je finirais ce billet par vous dire que vous pouvez visiter par vous même la Manu toute l’année (c’est un espace public). Un parcours patrimonial en 6 étapes a été installé, un dépliant « laissez-vous conter la Manu » a été créé ainsi qu’une signalétique présentant les œuvres d’art contemporain de la Manu.

 

Bonnes visites à tous et laissez moi vos commentaires sur la Manu ^^

 

 

Tombeau du Pape Alexandre VII du Bernin 16 mars, 2013

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,mes voyages — MyArtMag @ 11:19

Cela n’a pas dû vous échapper, nous avons eu cette semaine un nouveau Pape ! Il a bien faillit usurper le nom d’un de nos plus célèbre roi mais au final nous le nommerons le Pape François !

    Pour cette occasion j’ai choisi de vous présenter une sculpture magnifique du Bernin représentant…un Pape ! Voici le tombeau du pape Alexandre VII se trouvant…à St Pierre de Rome ! J’ai eu la chance de le voir de mes propres yeux et c’est un tombeau des plus impressionnants.

Tombeau du Pape Alexandre VII du Bernin dans Histoire img_5658

Tombeau du pape Alexandre VII

           C’est sous le patronage du cardinal Scipion Borghèse que le jeune Bernini commence à être reconnu comme sculpteur de talent. Son art,  baroque, est caractérisé par la recherche du mouvement, la torsion des formes, le spectaculaire et les effets d’illusions. Favori des papes, il devient l’architecte de la basilique de Saint-Pierre.

           Alexandre VII est un pape humaniste et urbaniste qui monte sur le trône de Saint Pierre en 1655. Il nomma le Bernin architecte de la Chambre charge très enviée. Il était alors au comble de la gloire.

        Le premier projet date de 1660. Ce tombeau en bronze et en marbre sera achevé en 1678. Ce pape et l’un des 147 papes enterrés dans la basilique.

       La sculpture est placée dans une vaste niche de 40 palmes surmontée d’un fronton brisé renfermant une porte. Couronnant le tout : les armoiries du pape, portées par 2 grandes ailes. Comme le monument est placé au dessus d’une porte, le Bernin élimine le sarcophage et utilise la porte comme si elle donnait accès à une chambre funéraire.

     La cohésion d’ensemble est assurée par les obliques que dessinent les axes des vertus et les plis du drap mortuaire. La profusion de couleur, les dorures et incrustations contribuent aussi à l’unité de la composition dont les 5 personnages de marbre blanc se détachent fièrement : 

         -Le Pape :  la posture du pape, agenouillé de face, la tête légèrement inclinée, privilégie le point de vue des fidèles debout dans la nef avec la lumière naturelle qui arrive vers la droite. Alexandre apparaît tête nue, regardant droit devant lui, les mains jointent en prière. La statue en marbre est deux fois plus grande que nature. La frontalité quasi hiératique lui donne un air de détachement serein : il semble prier pour l’ensemble de la chrétienté. Le priant est sur un piédestal dont la face bombée porte l’épitaphe.

        -La mort : elle nous apparaît comme un squelette en bronze doré, spectral et presque grotesque, arrivant par la porte et soulevant le drap dont elle se coiffe la tête, presque honteusement. En même temps elle tend le bras au pape. La mort fait comprendre par son sablier ou clepsydre du temps, qui c’est vidé que pour le pape le temps s’est écoulé. La mort apparaît en memento mori. Les jambes du squelette se balancent devant la porte comme une menace. L’allégorie, la fiction et la foi se rejoignent dans la création du Bernin.

      – Les Vertus : le piédestal sur lequel Alexandre est agenouillé, est entouré de 4 figures allégoriques. La disposition des 4 vertus dans les angles donne l’impression qu’on peut tourner autour du monument. Pourtant les figures du fond ne sont sculptées que de moitié.

              – L’allégorie de la Vérité se trouve au premier plan sur la droite. Elle a le pied posé sur le globe symbolisant l’univers et sert contre elle un soleil. Elle se trouve impliquée dans une évocation complexe du temps : temps biographique de la vie écoulée du pape, passage de la mort, y compris au sens propre du terme, la tombe étant placée au-dessus du passage vers une sacristie. C’est le pape Innocent XI qui demanda au Bernin de voiler la nudité de la Vérité qui le heurtait. Bernin imagina alors un voile de bronze lui couvrant la poitrine.

          -La justice est à droite en arrière. On la reconnait par son casque et son air pensif.

       -La Charité est à gauche avec un enfant dans les bras. Tout en elle conduit le regard du spectateur vers le Pape. La lumière éclaire naturellement son visage et le nourrisson qu’elle tient

           -La prudence est derrière à gauche et a perdu son miroir.

       Ce qui est entièrement nouveau dans cette œuvre c’est le motif du linceul, emblème mortuaire approprié. Les plis de cette étoffe s’enroulent autour des 2 statues placées sur l’avant et s’étirent sur les 2 bords de la niche pour aller toucher les colonnes latérales. Comme on peut s’y attendre ce lourd drapé remplit une importante fonction artistique. Le drapé crée une zone qui isole l’œuvre d’art de la banalité du monde extérieur tout en permettant de l’intégrer à son environnement. Les allégories qui s’enveloppent dans le linceul de jaspe comme dans une étoffe réelle semblent appartenir à la sphère humaine, tandis que la statue du pape posée sur son sévère socle architectural, bien au dessus de la draperie a été repoussée hors du monde du spectateur. C’est le motif de la draperie qui fait que la distinction entre la figure inapprochable du pape et les allégories humaines devient une poignante expérience visuelle.

 

 

Nantes sur les pas de Jules Verne 4 mai, 2012

Classé dans : Histoire,Nantes — MyArtMag @ 20:53

Voici la suite de ma saga consacrée à Jules Verne !

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Jules Verne enfant

Comme je vous l’ai déjà dit Jules Verne est né à Nantes. Il a écrit dans ses Souvenirs d’enfance et de jeunesse « J’ai vécu dans le mouvement maritime d’un grand port de commerce, point de départ et d’arrivée de nombreux voyages au long cours ». Nantes, ses iles, la Loire sont le creuset de l’œuvre vernienne. Je vous propose aujourd’hui de découvrir 9 lieux nantais qu’il a fréquentés et qui l’ont inspirés :

1/4 cours Olivier de Clisson sur l’Ile Feydeau : l’appartement où il est né

2/Eglise Sainte Croix : cette église de style jésuite a vu le mariage de ses parents et son baptême.

3/2 allée Jean Bart sur le cours des 50 Otages : Jules Verne a emménagé ici après la naissance de son frère Paul. Cet immeuble se trouve à côté du magasin Le Rat goutteux qui a inspiré à Jules Verne l’histoire Les aventures de la famille Raton.

4/Eglise Saint Nicolas : Jules Verne a vu toute la construction de cette église néo-gothique. Son histoire lui a inspiré Un prêtre en 1839.

5/6 rue jean-Jacques Rousseau : En 1840 la famille Verne enfin au complet s’y installe. Cela comprend, Jules, Paul, ses parents et ses deux sœurs.

6/1 rue Suffren : Jules Verne a vécu dans cet appartement de juin 1877 à septembre 1879 avec sa femme Honorine et son fils Michel.

7/Quai de la Fosse : même si l’activité portuaire a bien changé, la Loire aujourd’hui désertée par les bateaux garde le pouvoir d’évocation qu’elle eut sur Jules Verne. La passion de Jules pour la mer et les bateaux est présente dans nombre de ses romans.

8/Le Musée Jules Verne : ce lieu magique vous transportera dans l’univers de Jules Verne (cf mon post précédent)

9/ Chantenay : on peut encore voir la maison de campagne des Verne, qui a beaucoup inspiré Jules Verne. De nombreuses aventures lui sont arrivées dans ce lieu. C’est là que furent conçus les romans De la Terre à la Lune et 20 000 lieue sous les mers.

Le parcours total Jules Verne vous prendra une demi journée mais le voyage en vaut la peine ! Sachez aussi que cette visite « sur les pas de Jules Verne  » vous est proposée par l’Office de tourisme de Nantes et par le Musée Jules Verne !

RDV la semaine prochaine pour la suite de la saga spéciale Jules Verne. Nous partirons à Amiens…

N’hésitez pas à laisser des commentaires, merci d’avance !

 

 

Le chateau de chaumont sur Loire 2 28 août, 2011

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 16:10

Bonjour à tous !

Reprenons l’histoire de ce magnifique chateau à la fin du 19ème siècle. 

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   Celui ci a été racheté en 1875 par Marie-Charlotte Constance Say, héritière des raffineries de sucre Say. Ce sera la dernière propriétaire privée de Chaumont. La même année, elle a épousé le prince Amédée de Broglie et le couple princier va considérablement transformer le chateau pour le rendre digne de leur rang. En effet, une grande partie des souverains et artistes d’Europe et d’Orient, se sont rendus en ces lieux. 

De nombreux travaux vont etre effectués entre 1875 et 1900. Ils vont faire appel à l’architecte Paul-Ernest Sanson. On lui doit la restauration du chateau et la conception des détails des appartements privés, qu’il adapte aux exigences du confort moderne. Il aménage aussi l’appartement historique au 1er étage de l’aile Est (chambre dite de Ruggieri, dite de Catherine de Médicis, dite de Diane de Poitiers, la salle du conseil et celle des gardes. 

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    On doit aussi à cet architecte les écuries du chateau. Elles doivent être les plus somptueuses et les plus luxueuses d’Europe. Deux écuries sont édifiés : l’une pour la famille et une plus petite pour les invités. L’ensemble est fait en brique et pierre tous en reprenant le vocabulaire architectural du chateau. 

img1897.jpg     C‘est au couple princier que l’on doit aussi la création du parc d’agrément à l’anglaise, conçu par Henri Duchène à partir de 1884 et la ferme modèle datant de 1903. Le parc actuel de 21 hectares n’est qu’une petite partie du parc des Broglie. Cependant il accueil depuis 1992 un splendide concours de jardin dont je vous montrerais bientôt les photos. 

      Bon concluons maintenant ! Suite à de mauvais investissements puis à la mort du prince, Chaumont sur Loire est lourdement hypothéqué. La princesse va vendre meubles, tapisseries et objets précieux. 

     En 1938, l’Etat exproprie la princesse et récupère le domaine. Puis en 2008, le chateau devient propriété de la région Centre. 

Voilà, je vous invite bien sur à vous rendre dans ce chateau qui, bien que l’un des moins connus des chateaux de la Loire est magnifique.

 

 

Le chateau de chaumont sur Loire 1 27 août, 2011

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 13:51

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    Le chateau de Chaumont sur Loire est fondé vers l’an 1000 par Eudes 1e, comte de Blois, pour surveiller la frontière entre le comté de Blois et d’Anjou. C’est alors une forteresse médiévale. Suite à un mariage en 1054, le chateau passe dans la famille d’Amboise pour 5 siècles. 

 

 

 

 

 Du Moyen-Age à la Renaissance : 

    En 1465, Louis XI fait raser et bruler Chaumont pour punir son duc impliqué dans la « ligue de Bien Public). Mais ses descendants Charles Ier puis Charles II le reconstruisent. A cette époque cette famille est puissante et proche du pouvoir. George d’Amboise, légat du pape et conseillé de Louis XII est l’un des 1er à introduire en France le gout Italien à travers Chaumont. Et Charles II d’Amboise est le 1er français à passer commande auprès de Léonard de Vinci dont il fait venir l’élève Andrea Solario en 1507. 

Du côté de l’architecture :

- 1468-1481 : création de l’aile Nord, ouest et début de l’aile Sud et de la tour d’Amboise. C’est un style encore défensif avec les chemins de ronde et les machicoulis.

- 1498-1511 : édification de la chapelle, de la tour St Nicolas, l’aile est, le chatelet d’entrée, l’escalier d’honneur et l’aile Sud, dans un style Italien (coquille et feuillage). 

De Catherine de Médicis à Diane de Poitiers

    La reine Catherine de Médicis, épouse d’Henri II achète le chateau en 1550. Elle utilise probablement chaumont comme RDV de chasse et comme étape entre les chateaux de Blois et d’Amboise. Selon la légende c’est à Chaumont que le célèbre astrologue Cosimo Ruggieri prédit à la reine la fin de la dynastie des Valois au profit de celle des Bourbons. Et il lui aurait montré dans un miroir les visages des 3 fils de la reine destinés à régner. 

img1915.jpg   En 1559, à la mort d’Henri II, Catherine voulant reprendre le chateau de Chenonceau à Diane de Poitiers, le lui échange contre Chaumont. 

    Diane de Poitiers ne fait que des séjours ponctuels à Chaumont mais elle poursuit la construction du chateau jusqu’à sa mort en 1566. Elle y a fait édifié le chemin de ronde à machicoulis du chatelet d’entrée de l’aile orientale et de la tour St Nicolas. Elle appose également ses chiffres et emblèmes ( D entrelacés, arc et carquois, cors de chasse et croissants de lune). Sa fille est la 1ère à manifester le désir de doter le chateau d’un parc mais sa mort mais fin à ce projet.  

Les Lumières et le romantisme : 

img1998.jpg    Ces époques sont marqués à Chaumont par Jacques Donatien le Ray, intendant des Invalides de Louis XVI et Germaine de Stael, femme de lettres des 18è-19è siècle. 

   Le 1er achète le chateau en 1750. Il termine l’aile Sud et détruit la Nord jugée trop vétuste. Il crée ainsi une grande terrasse offrant l’un des plus beaux panoramas sur la Loire. Le chateau perd alors son aspect défensif pour devenir une demeure d’agrément pré-romantique. 

   Quant à Germaine de Stae, elle séjourne à Chaumont en 1810 afin de corriger et surveiller l’impression de son livre  » De l’Allemagne » à Tours. Le groupe de Coppet l’accompagne. 

 

 

 

Voilà pour aujourd’hui, demain nous verrons la suite de l’histoire de ce magnifique chateau de la Loire.

Bon samedi à tous et bonne lecture. 

Ps: laissez des commentaires ! Merci d’avance

 

 

 

Jules Verne et la mer 12 février, 2011

Classé dans : Histoire,litterature — MyArtMag @ 14:40

      Je fais mon stage dans une association nantaise que traite de la passion de Jules Verne pour la mer et la navigation.  Je tiens aujourd’hui à vous faire partager mes recherches. 

Bonne lecture à tous et bon voyage dans l’histoire de Jules Verne. 

Jules Verne « Je n’aime que la liberté, la musique et la mer »

 

Jules Verne et la mer dans Histoire Verne

        Il est né le 8 février 1828, dans le port de Nantes, sur l’ile Feydeau, 4 rue Olivier Clisson, entre deux bras de la Loire, dans l’ancien quartier des armateurs. Jules Verne fréquente depuis son plus jeune âge l’univers des marins avec son frère Paul qui plus tard deviendra officié de marine. Cet écrivain français est mort à Amiens le 24 mars 1905.

     Il a toujours eu un lien privilégié avec la mer. Le romancier confie dans ses Souvenirs d’enfance et de jeunesse, qu’il vivait « dans le mouvement maritime d’une grande ville de commerce, point de départ et d’arrivée de nombreux voyages au long cours ». Il parle bien entendu de Nantes où il vécu jusqu’en 1847. En effet, sous les fenêtres de la famille Verne se déploie l’activité portuaire. Il passait beaucoup de temps dans un cabaret fréquenté par des marins. Il y écoutait des récits de navigations et de naufrages venus du monde entiers mais aussi des légendes, des croyances et des superstitions.

      Jules rêvait de voyage en mer en observant les manoeuvres des voiliers. Il va même jusqu’à grimper sans autorisation sur un trois-mâts et d’après une légende familiale, à onze ans, il rachète l’engagement d’un mousse et s’embarque au bord du trois-mâts, la Coralie pour les Indes. Mais son père le rattrape et brise son rêve de devenir marin. Cette histoire est relatée dans la biographie « Jules Verne, sa vie, son oeuvre », écrite par Marguerite Allote de la Füye en 1936. Cependant d’autres auteurs ont contesté cette histoire. En effet, Jules Verne, ne fait jamais allusion à cette fugue.
De plus, petit, à Chantenay, dans la maison de campagne de sa famille, il voyage d’ile en ile de Loire et ne manque pas une occasion de visiter les arsenaux de la marine à Indret, fasciné par le fonctionnement des machines.

     Tout cela a nourris son imagination et Nantes fut le creuset de l’oeuvre « vernienne ». La mer est pour lui un lieu d’aventure et un merveilleux monde imaginaire, dans lequel il puise son inspiration. L’eau est l’élément qui apparait le plus souvent dans Les voyages extraordinaires avec des longs fleuves, des mers ou des océans. Olivier Dumas dans son Jules Verne a calculé que près de la moitié des Voyages extraordinaires traitaient de la mer. Il recense 259 navires. L’imaginaire vernien est donc avant tout marin.

      Cependant Jules Verne ne va pas naviguer qu’en rêve. Il va, tout d’abord, effectuer des voyages à bords de bateaux de croisière. Mais cela ne lui suffit pas. Il veut un bateau à lui. Il commence par louer des barques de pêche pour faire des balades en mer. Puis en 1868, après une traversé en Atlantique, il réalise son rêve d’enfant en se faisant construire un bateau, qu’il baptise du nom du célèbre saint qui terrasse le dragon et de celui de son fils, le Saint Michel. Le bateau était aménagé pour que l’écrivain puisse écrire en mer. Il pouvait naviguer le long des côtes françaises et anglaises de la Manche et de l’Atlantique.

    Grâce à ses droits d’auteurs, Jules Verne vend le St Michel au profit du St Michel II en 1876. Puis en 1877, il fit l’acquisition d’un véritable yacht de plaisance, le St Michel III.

    Il a souvent dit qu’il aurait voulu être marin. Il aimait naviguer comme le prouvent les trois bateaux qui furent en sa possession : les Saint Michel I, II et III.

 

Si vous aimez Jules Verne laissez des coms ! MERCI !

 

 

« Qui se rend à Rome devient un peu romain » 15 janvier, 2011

Classé dans : Histoire,mes voyages — MyArtMag @ 15:11

Ave à tous !

      C’est mon premier article de l’année 2011 ! Je viens de finir mes examens et j’ai donc de nouveau le temps pour écrire. J’ai décidé de débuter l’année par une série d’article sur Rome, cette ville magnifique que j’ai adoré visiter l’année dernière. Et il y a du travail !

     Rome capitale de l’Italie, est l’une des métropoles la plus visitée du monde. Cette ville aussi appelée la ville éternelle, a une histoire longue et passionnante. Elle tire son origine de l’antiquité avec ses mythes et légendes. Mais Rome, ce n’est pas que de célèbres empereurs, des combats de gladiateurs et des dizaines de temples. On y trouve également les plus belles églises de la renaissance et les plus beaux témoignages de l’architecture Baroque. 

Commençons aujourd’hui notre voyage dans cette ville magique par une légende, celle de sa fondation !

D’après Virgile dans l’Enéide, Rome est fondée le 21 avril de l’an 753 avant JC.

         L’histoire débute par la chute de Troie, histoire mondialement connue, surtout après le film qui révéla Brad Pitt en jupette (sexy ! ).  Enée, héros troyen fils d’Anchise et de Vénus se réfugia sur les bords du Tibre après la chute de sa ville. Son fils, Ascagne fonda la ville d’Albe la Longue, capitale du Latium.

       musecapitole12.jpg     Son descendant Numitor le roi d’Albe, eut une fille, Rhéa Silvia qui devint vestale (servante de Vesta, déesse du foyer et du feu domestique). Bien qu’ayant fait voeux de chasteté, elle donna le jour à des jumeaux : Rémus et Romulus, qu’elle dit avoir été conçus par le dieu de la guerre Mars. Mais, les temps sont incertains ! Un oracle a prédit au frère et rival de Numitor, que les jumeaux ne lui amèneraient que des malheurs. Il décida donc de les tuer. Cependant l’homme chargé du meurtre se contenta de les abandonner en un lieu désert et ils furent recueillis par une louve.  Plus tard ils furent adoptés par l’intendant des troupeaux du roi.

      Devenus adultes, les deux frères chassèrent Amulius qui avait renversé Numitor. Puis, ils décidèrent de fonder une ville à l’endroit où ils avaient été sauvés par la louve, à 25 kilomètres au nord-ouest d’Albe. Mais il fallait désigner un roi ! Pour cela ils demandèrent un signe aux dieux : Rémus, du haut de l’Aventin, vit six vautours, mais Romulus, du haut du Palatin, en vit, lui, douze !

        C’est donc Romulus qui traça le pomœrium, sillon sacré et inviolable délimitant la ville en soulevant l’araire pour ménager des portes. Mais son frère Rémus, pour se moquer de la faiblesse de la ville nouvelle, franchit d’un pas ce rempart symbolique. Aussitôt Romulus le tue en songeant à l’adage Insociabile regnum (« Le pouvoir ne se partage pas ») marquant ainsi tout aussi symboliquement, l’intransigeance sourcilleuse de Rome devant toute incursion malveillante.

        Ainsi, c’est sous le signe des dieux et de la violence que naquit la Ville éternelle, empruntant son nom à son fondateur, Romulus !

C’est à partir de cette date fictive que les romains comptèrent les années et tous les 21 avril sont des jours de fêtes !

 

Pour lire cette légende, je vous conseil, Histoire romaine de Tite-Live.

     Cette photo a été prise par moi, au musée du Capitole de Rome. C’est une sculpture en bronze représentant Rémus et Romulus entrain de se nourrir aux tétines de leur mère d’adoption la Louve. 

Rendez vous demain, pour le début de notre visite, dans la Rome Antique !

 

 

La chapelle Royale de Dreux 10 octobre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 14:34

   La chapelle Royale de Dreux dans Histoire dde_sau_aat_sig_Dreux_chapelle_royale_st_louis_cle18f38e

   La visite continue dans le domaine royal de Dreux ! Nous arrivons au point fort de la visite,ce pour quoi les touristes se rendent à Dreux : la Chapelle Royale. 

    Si vous vous rappelez de l’article précédent nous sommes maintenant en 1830 date à laquelle Louis-Philippe Ier accède au trône.

     Il entreprend alors la transformation de la chapelle construite par sa mère, la jugeant trop petite. De la chapelle familiale, le roi veut faire une nécropole royale destinée à accueillir la dynastie naissante des Orléans. Par ordonnance royale du 23 juin 1843 « notre chapelle royale de Dreux est consacrée à la sépulture des princes et princesses de notre famille… »

  Chapelle_de_Dreux_2_0004 dans histoire de l'art Les travaux d’extension sont exécutés sous la conduite l’architecte Lefranc de 1839 à 1845. Désirant conserver sa structure architecturale originelle, il entend rompre toutefois avec le classicisme en optant pour le style néo-gothique très en vogue pendant cette période romantique.Doublant le chevet, un déambulatoire est construit pour accueillir les tombeaux de la famille royale. Le transept est prolongé de part et d’autre de la nef. La lumière pénètre dans la chapelle par douze grandes fenêtres ogivales installées à chaque extrémité. La nef est agrandie à l’ouest et une façade néo-gothique  vient remplacer le péristyle classique. Des chapelles sont adossées à l’ensemble, entre la nef et les bras du transept. 

    Dreux_3_0002 dans patrimoine françaisSous Louis Philippe c’est le nouvel age d’or du vitrail. Il encourage cet art à renaitre. Il met à profit le savoir faire de la Manufacture de Sèvres qui sous la conduite de Brognart, maitrise les techniques  de fabrication des verres teints dans la masse. On retrouve cela dans l’entrée et les bas côtés de la Chapelle. 

  

 

   Durocassium+chapelle_royale_dreux+coupole+zoom+%C2%A9+virginie+vaglio-berne  La coupole est un bijoux. Haute de 25 mètres, elle est édifiée dès1816 selon les voeux de la duchesse douairière d’Orléans. Sa réalisation est confiée à Cramail. Grâce à une grande verrière créée en son centre, une lumière zénithale vient baigner le choeur de la chapelle. Le vitrail représente le mystère de la Pentecôte. Des ornements en caissons, taillés à même la pierre, bordent le vitrail.

 

 

   Chapelle_de_DREUX_0006     Nous finissons la visite par le déambulatoire. Ici ce trouve les tombeaux de Louis-Philippe Ier, Roi des français (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie, Reine des français (1782-1866). Après l’abdication de Louis Philippe Ier en 1848, le couple royal vit en exil en Angleterre au château de Claremont dans le Surrey. Le roi disparait en 1850 et la reine décède en 1866.  Ils sont inhumés à Dreux en 1876. La réalisation du tombeau est confiée à Antonin Mercié. L’oeuvre est composée de trois éléments : le roi debout, la reine agenouillée et au revers une figure allégorique. Le matériau choisi est le marbre. On retient de ce tombeau la grande habilité de Mercié qui obtient un parfait équilibre entre la posture monumentale du souverain avec des drapés de velours et la légèreté de la dentelle de la reine.

 

 Merci d’avoir suivit cette visite et à bientôt pour une nouvelle découverte ! 

 

 

Domaine de la Chapelle Royale de Dreux 7 octobre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,patrimoine français — MyArtMag @ 18:33

Bienvenue dans le domaine de la Chapelle Royale de Dreux en Eure et Loir !

       Domaine de la Chapelle Royale de Dreux dans Histoire A%20chateau%20fort2  Nous débuterons notre visite par l’ancien poste de garde du Chateau des comptes de Dreux. C’est l’un des rares témoins du chateau du XIIème siècle. Le comté de Dreux est rattaché au domaine royal en 1023 puis il est donné en apanage en 1137. Il est situé à la frontière du duché de Normandie ce qui en fait l’enjeu des rivalités du roi de France avec ses voisins. La forteresse est alors constituée de deux enceintes. Mais celle ci fut détruite à plusieurs reprise notamment en 1188 par Richard Coeur de Lion. Autres symbole du Moyen Age : la muraille flanquée de quatre grosses tours et le donjon circulaire sur motte construit au XIIème siècle.

         Continuons la visite dans ce magnifique parc avec jardin anglais…Et un pont plus tard nous voilà dans la deuxième enceinte XIIIème siècle où fut édifié le château de Dannemarche. 

        Le fief est livré au brigandage et aux pressions du duc de Bourgogne au XIV-XVème siècle. 

      A%20mur%20breche5 dans histoire de l'artPendant la guerre de Cent ans, Dreux résiste à la Normandie devenue anglaise. Mais en 1421, Henri V d’Angleterre, s’empare de la ville et du château. Le compté reste sous le joug anglais pendant 17 ans. Libéré en 1438, le domaine est ruiné. Il va alors faire l’objet de restauration pendant plus d’un demi siècle. Philippe de Commynes devient le propriétaire des lieux.

Sous Henri IV, les guerres de religions n’épargnent pas Dreux. Assiégée une première fois par Henri IV en 1590, la forteresse doit se rendre en 1593 après un second siège.

     Le domaine est abandonné au milieu du XVIIème siècle et tombe en ruines. Par crainte d’accident, la démolition des bâtiments est ordonnée en 1768.

       En 1775, le roi Louis XVI céda le domaine à son cousin le Duc de Penthièvre. Mais il subit avec sa fille la duchesse d’Orléans les affres de la révolution. Le 26 janvier 1794, l’administration révolutionnaire fait sauter à l’explosif le vieux donjon, symbole de féodalité. Le 2 avril 1798 le château et la collégiale furent mis aux enchères et adjugés à un marchand de bois chartrain qui entreprit de démolir l’église pour en récupérer les matériaux. Il ne va rester qu’une maisonnette. 

        De retour d’exil, la duchesse d’Orléans rachète le domaine en 1816 et entreprend l’édification d’une chapelle, sous la conduite de l’architecte Cramail à l’emplacement de la fosse commune creusée lors de la violation des sépultures familiales. 

        L’édifice se compose d’une vaste rotonde à dome d’où partaient quatre bras courts formant une croix grecque. le style néo-classique est omniprésent.

       En 1821, la duchesse s’éteind. Son fils Louis-Philippe, futur roi de France, hérite du domaine et fait achever les travaux.

      Il va entreprendre vers 1839 des travaux d’extensions de l’édifice avec l’aide de l’architecte Lefranc. C’est la naissance de la célèbre Chapelle Royale de Dreux.

 

 

 

Mais ceci est une autre histoire…

 

 

 

Le quai Turenne 18 septembre, 2010

Classé dans : Histoire,histoire de l'art,Nantes — MyArtMag @ 14:18

Continuons dans le thème des journées du patrimoine de Nantes !

Cette année je participe à cet évènement. La Direction générale à la Culture de Nantes organise  une série de visite flash sur l’ile Feydeau. Je vais donc vous présenter l’histoire de cette ile et de la construction du quai Turenne, l’une des rue de l’ile Feydeau. 

Dénommée ile de la Saulzaie avant le XVIIIè siècle et probablement fortifié en bois au XVè siècle par François II Duc de Bretagne, cette ile porte le nom d’Ile Feydeau depuis le XVIIIè siècle. Au XVIIIè siècle Nantes est encore une ville médiévale enserrée dans des remparts et essentiellement en bois. Notre ile est reliée à la ville par un pont de bois et un pont de pierre et elle renferme des hôtels, des auberges, une cohue à poisson et une chapelle. 

Nantes est à cette époque une ville commerciale, très riche. En effet après la perte de son rôle politique au profit de Rennes au XVIIè siècle, elle mise tout sur son commerce. Nantes est une ville portuaire par les bras de la Loire qui passe le long de l’ile Feydeau. Son commerce maritime et plus particulièrement le commerce colonial est en plein essor au milieu du XVIIIè siècle. Cela entraine l’industrie, les chantiers navales et les fabriques d’indiennes. Les bénéfices du commerce vont permettre de financer d’ambitieux projets urbanistiques tel que celui de l’ile Feydeau. 

Projet de lotissement

Le quai Turenne dans HistoireCe quartier de l’ile Feydeau va être construit sur un banc de sable entouré par deux bras de Loire, acheté par la ville en 1722. Le maire Gérard Mellier soutenu par l’intendant Feydeau de Brou, veut en faire un quartier voué au commerce maritime. On va en effet retrouver dans ce quartier des marchands, des nobles qui pratiquent des activités de haut négoce et qui développent une culture d’élite. 

Cette ile est idéale pour créer un quartier régulier. Les travaux débutent en 1723 avec l’arrivé de l’architecte Jacques Goubert. On stabilise les quais et on divise cette parcelle en 24 lots pour les 24 actionnaires. Les rues sont rectilignes et les maisons alignées. Les propriétaires doivent bâtir à leur frais mais ils n’ont pas le choix des façades. Goubert décide que tous les immeubles aient un RDC entresolé avec arcades, deux étages d’habitations et un étage de comble. Tout cela avec une décoration sobre. 

Cela ne plait pas et on compte qu’un immeuble construit suivant ce principe sur le quai Turenne. La plupart des constructions se font entre 1755 et 1780 car un nouvel architecte, Pierre Rousseau, supprime la façade imposée en 1743. 

Si vous vous promenez sur le quai Turenne vous verrez des immeubles en guirlande, qui sont de parfait exemples de l’architecture du XVIIIème s. 

On peut voir des traits généraux dans leur architecture : hauteur des étage, balcons en fer forgés, alignement…Mais surtout leur architecture moderne. C’est le premier quartier tout en pierre de Nantes. Tous les immeubles sont en pierre : granite pour le soubassement et tuffeau pour les élévations. Leur distribution est aussi moderne par l’importance de la lumière ! 

Et pourtant on a une grande diversité de façade. Presque aucune d’elles ne suit le programme de 1723. Le décor des façades est pour beaucoup loin d’être sobre ! Les balcons en fer forgés sont très travaillés. C’est une architecture typique XVIIIè s. avec ces mascarons. Qu’est ce qu’un mascaron ? Appelé bouffonneries en Italie, c’est un ornement qui représente généralement une figure humaine. Ils sont imposés sur les façades, au niveau des clés de voute des portes et fenêtres. Sur le quai Turenne vous trouvez des personnages en rapport avec le commerce maritime et colonial, des divinités marines et de l’exotisme !!!

Aujourd’hui l’ile du XVIIIè est presque intacte ! Les deux guerres ont fait quelques dégâts. On a notamment comblé les bras de la Loire vers 1930. Cela a fait bouger les immeubles qui s’affaissent depuis leur construction. Il y a plus de deux mètre de dénivelé entre les extrémités de l’île ! Cela est du à la construction sur pilotis et radier de chêne. Il faut savoir que les pilotis s’enfoncent à 8m dans le sol sableux et que le sol dur donc la roche est à 30m en dessous ! 

Merci d’avoir suivit cette visite !

 

 

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